flag
back Retour
« Il ferme sa bouche et il bosse » : Edgar Retière, le couteau suisse de retour à la rescousse du Biarritz Olympique
Titulaire à l’ouverture sur toute la fin de saison dernière, Edgar Retière retrouve le n° 10 ce vendredi.

Barré depuis le retour sur les terrains de Thomas Dolhagaray, le demi d’ouverture profite d’une nouvelle blessure du titulaire pour retrouver le numéro 10. Un retour aux affaires à un moment charnière, alors que le BO n’a plus gagné depuis trois matchs et reçoit Valence Romans ce vendredi (21 heures)

L’histoire ressemble à un éternel recommencement pour Edgar Retière. Numéro 2, voire 3 dans la hiérarchie des demis d’ouverture du Biarritz Olympique depuis son arrivée sur la Côte basque à l’été 2024, l’ancien Toulousain se rappelle aux bons souvenirs d’Aguilera au gré des blessures. Et des contre-performances. Ce vendredi face au VRDR, ses concurrents Thomas Dolhagaray, blessé, et Iban Laclau, très décevant à Grenoble (24-10), ne figurent pas...

L’histoire ressemble à un éternel recommencement pour Edgar Retière. Numéro 2, voire 3 dans la hiérarchie des demis d’ouverture du Biarritz Olympique depuis son arrivée sur la Côte basque à l’été 2024, l’ancien Toulousain se rappelle aux bons souvenirs d’Aguilera au gré des blessures. Et des contre-performances. Ce vendredi face au VRDR, ses concurrents Thomas Dolhagaray, blessé, et Iban Laclau, très décevant à Grenoble (24-10), ne figurent pas sur la feuille de match. Alors le petit frère Retière va réenfiler son maillot préféré. Celui avec le numéro 10 dans le dos. Et faire en sorte de mériter de le garder.

La composition alignée par Boris Bouhraoua en Isère a dû lui faire mal. En l’absence de « Dolha », victime d’une déchirure au mollet, le 10 revient à Laclau. Edgar Retière prend place sur le banc. Et pas pour sa polyvalence, puisque le demi de mêlée Charlie Shiel figure lui aussi parmi les remplaçants. Le signal semblait assez clair : le Côte d’Orien est troisième de la hiérarchie, après l’indéboulonnable Bayonnais et le petit nouveau Landais. « Je crois que c’est quelque chose de très mouvant sur une saison, clame Edgar Retière. Et ça peut changer du tout au tout. »

« Il a tenu la baraque »

Il ne s’y trompe pas. « Iban (Laclau) a été en difficulté. Il le sait, on en a parlé », euphémise l’entraîneur des trois-quarts Stéphane Prosper. Certains diront même qu’avec la charnière remplaçante alignée d’entrée à Grenoble, le BO aurait pu gagner un match qu’il ne perdait que de trois points à la mi-temps. Conséquence directe, Edgar Retière sera le seul ouvreur de métier contre Valence Romans. Sur le banc au coup d’envoi, Charlie Shiel couvrira les deux postes de la charnière.

Le contexte n’a pas grand-chose de nouveau pour l’ancien international des moins de 20 ans (4 sélections avec les Bleuets). La saison passée, c’était déjà Dolhagaray qui avait les clés du camion biarrot, avant que les commotions ne mettent un frein, puis un terme à sa saison. Le staff avait ensuite accordé sa confiance à Enzo Selponi, neuf saisons de Pro D2 dans les jambes, trois de Top 14. Son irrégularité lui avait coûté sa place, puis son contrat. Cet été, les dirigeants lui ont signifié qu’il n’était plus désiré. Un accord a été trouvé pour couper le bail à un an de son terme.

Reste que c’était bien Edgar Retière qui avait alors pris les rennes pour une fin de saison bien poison. Neuf des dix derniers matchs titulaires et un maintien en suspens jusqu’à la dernière journée. « Il nous a tenu la baraque à lui tout seul en endossant ce rôle à la perfection », salue son capitaine Rémi Bourdeau.

Le faux ami

Alors, un peu vache le staff de le déclasser de la sorte ? Pas vraiment. La réduction à huit changements par match a contraint les techniciens à privilégier des polyvalents chez leurs remplaçants. Les couteaux suisses sont appelés, mais pas beaucoup. Ils démarrent, et parfois terminent les matchs sur le banc. Retière est de ceux-là. « Je ne dirais pas que j’ai payé ma polyvalence, c’est un mot fort, répond celui qui peut jouer numéro 9. Mais j’ai été sur le banc. Je pense que c’est quand même important pour l’équipe d’avoir quelqu’un comme ça, c’est un luxe pour les coachs. » Qui l’ont beaucoup utilisé dans un rôle de remplaçant à la charnière sur des bancs en 6-2.

Edgar Retière n’a pas bronché. Même lorsqu’il n’entrait que huit minutes contre Nice, six seulement face à Colomiers. « C’est un bosseur. Après chaque entraînement, il ferme sa bouche et il travaille, pointe Rémi Bourdeau. Et quand on lui donne sa chance, il est là. Je sais quel niveau il peut avoir. Je n’ai aucune inquiétude. »

Peut-être un peu de pression tout de même. Arthur Retière avait bénéficié des conseils du cadet pour gérer le stress avant son premier match à l’ouverture avec l’UBB il y a un mois. Le Bordelais aura quelques mots avant qu’Edgar ne retrouve son numéro 10. « Je le prends comme un challenge, tempère l’intéressé. Il faut saisir les opportunités quand je peux les prendre. Si on veut jouer de belles choses en fin de saison, tout le monde doit être dans cette mentalité. »

Vous aimerez peut-être

Biarritz Olympique : Vailanu, Pirlet, Paia’aua… six joueurs vont être absents pendant la fenêtre ...

SUD OUEST il y a 4 heures

Lyon : Moukoro vers un départ du côté de Clermont ?

RUGBY 365 il y a 14 heures

Rugby – Nationale : première titularisation de Strippoli, la triplette Bousquet-Hoarau-Herjean re...

L'INDÉPENDANT il y a 6 heures

Régional 1 : le match de Sedan prévu à Louis-Dugauguez ce week-end décalé à dimanche

Foot-National il y a 57 minutes

"Je n'ai jamais autant été cramé sur un match..." Comment Thomas Breton, pilier passé de la Fédér...

LA DÉPÈCHE il y a 7 heures

Rugby – Pro D2 : Stefan Buruiana capitaine, Phil Talaileva titulaire en 8, Tom Chauvet sur le ban...

L'INDÉPENDANT il y a 7 heures