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Volley-ball – Volstar : dominés une grande partie du match à l’Arena, les Centurions Narbonne s’inclinent logiquement contre Poitiers
Les Centurions Narbonne ont vécu une mauvaise soirée à l'Arena, lors de cette troisième défaite en quatre journées, cette fois contre Poitiers. L'Indépendant - Jennifer Barcelo

Ce jeudi soir, sur le parquet de leur Arena, les Centurions Narbonne n’ont pas réussi à retrouver la même magie que contre Royan. Face à Poitiers (1-3), les Audois vivent une troisième défaite en quatre journées.

À quoi bon commencer les matches à l’Arena sur un score de 0-0, quand il est devenu une habitude que l’équipe adverse prenne en douceur les deux premières manches. Comme contre Royan, il y a dix jours, les Centurions décident de commencer la partie contre Poitiers par un handicap de deux sets (0-2). Cette fameuse rengaine impossible à stopper depuis le début de la saison. Et si Narbonne aime définitivement les émotions fortes, ces sensations qui réveillent toute une salle. Sauf que tout ne peut pas marcher deux fois de la même façon. La remontada n’aura pas lieu, pas encore une fois (1-3).

Les pompiers n’ont duré qu’un temps

En quatre journées, les Narbonnais n’ont jamais gagné un des deux premiers sets. Ils l’ont toujours laissé à l’adversaire. À Tourcoing (3-0) et au Plessis-Robinson (3-0), ça s’est traduit par des déconvenues cinglantes. Et puis à domicile, allez savoir de quelle magie est faite cette Arena, tout est différent. Pourtant encore une fois, les Centurions ont manqué l’appel du coup d’envoi. Pas dans leur assiette, inefficaces au contre, en difficulté à la réception, pas plus fringant à l’attaque, sans relâchement, c’est Poitiers qui en profite. Et les joueurs venus de la Vienne ne se font pas prier (0-1, 16-25).

Les Centurions font appel à un premier pompier de service. Lui, il le dit "bombero" dans sa langue. Mais c’est bien dans ce costume que Carlos Nieves se démène pour éteindre l’incendie et raviver les petites flammes audoises. L’Espagnol aura beau tout donné, redonnant même un peu d’espoir aux supporters rose et noir encore nombreux dans les tribunes, mais l’avance au score pendant une bonne partie du deuxième set laisse place à des incertitudes. Celles que l’entraîneur Patrick Duflos fait tout pour estomper. Michel Mandrou en tombe les lunettes sur la table, la réception et le contre flanchent, en même temps que Poitiers se refait la cerise pour prendre la main (0-2, 20-25).

Pour que le réveil soit total, il fallait un électrochoc. Cette fois, c’est la sortie du capitaine Tim Held, en difficulté pendant ce début de match. L’appel du deuxième pompier est donné à Liam Patte. Lui, il est Narbonnais. Il connaît ce maillot par cœur et tous les recoins de l’Arena. Et c’est lui qui va donner le second souffle aux Centurions. Parce que le sorcier Patrick Duflos a un pouvoir de coaching gagnant assez imparable. Quatre points pour le réceptionneur-attaquant dans ce set. Mais une équipe de volley a surtout besoin d’un pointu tranchant, un arracheur de doigts. Et Michael Czerwinski a mis trois matches et demi avant de sortir de sa boîte. Sept points pour lui, soit autant que sur les deux premiers sets et forcément, le score bascule (25-23).

Et dire que Tours arrive dans dix jours…

Mais la magie de l’Arena ne dure qu’un temps, un court passage. L’extincteur n’avait plus de poudre dans son réservoir lors de ce quatrième set. Il faut le dire, ça pendait au nez des Centurions déjà contre Royan, mais contre Poitiers, il aurait fallu en mettre un peu plus. Parce qu’en face, le MVP Dusan Nikolic menait la vie dure à la défense narbonnaise (20 points), Franco Massimino n’était pas en manque de bras vu le nombre de ballons remontés et collectivement, cette équipe s’est remobilisée sur le moment décisif (14-25). Les Centurions ont eux évité la vilaine défaite à domicile, mais cette déconvenue risque de faire bien plus mal à la tête que les deux voyages à vide à l’extérieur.

Trois défaites en quatre journées, ce début de saison ressemble plus à un chemin de croix, qu’à un long fleuve tranquille. La saison est encore longue, le staff a demandé du temps pour que cette équipe se mette en place et montre son plein potentiel. Mais les Centurions doivent vite trouver les bons repères, les bonnes connexions pour ne pas subir pendant de longs mois.

Après un passage par la Coupe de France, à Ajaccio mardi soir (20 h), il y aura la réception du grandissime favori du championnat Tours, dans dix jours à l’Arena, pour une soirée de gala, et les Centurions ont intérêt à enfiler le costume de la révolte. Et le bon costume, dès le coup d’envoi.

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