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Entre l’absence de ses internationaux et ses blessés, la Section Paloise éprouvera une nouvelle profondeur de banc dont elle se prévaut, dans le choc qui l’attend face au champion, ce dimanche au Hameau
« Nous étions à un joueur près de déclarer forfait à Pau. » Vraiment ? Si les Palois sont confrontés au même problème que le grand Stade Toulousain (25 indisponibilités environ de part et d’autre), ils ne les présentent certainement pas...
« Nous étions à un joueur près de déclarer forfait à Pau. » Vraiment ? Si les Palois sont confrontés au même problème que le grand Stade Toulousain (25 indisponibilités environ de part et d’autre), ils ne les présentent certainement pas de la même manière qu’Ugo Mola. « On ne va pas se laisser endormir par cette petite musique », promet l’entraîneur de l’attaque béarnaise Julien Sarraute. Même si la cohorte de blessés recensée dans la semaine (Vergnes-Taillefer, Pesenti, Grondona, Maximin, Brau-Boirie, Tokolahi) a amplifié une tendance déjà alourdie depuis le départ des internationaux (Attissogbe, Gailleton, Grandidier, Auradou, Laclayat).
De quoi faire de ce Pau - Toulouse (dimanche, 21 h 05 au Hameau) un choc en toc ? « Cela reste une grosse affiche », balaye le troisième ligne Loïc Crédoz. À 200 km au sud-ouest de la Cité rose, la différence de perspective est éloquente. « Cette semaine, on a travaillé dans de bonnes conditions, malgré les aléas difficiles que la Section Paloise n’était pas forcément habituée à gérer par le passé, rappelle l’ex-manager columérin. Ça veut dire que le club grandit, qu’il a des sélectionnés en équipe de France, même s’il doit aussi composer avec ses blessés. » Mais c’est aussi « dans ces moments-là qu’émergent les jeunes talents », rappelle le technicien. En pensant peut-être à celui de Joachim Senga-Kouo (18 ans), attendu comme la nouvelle pépite de la ligne d’attaque paloise depuis son arrivée en provenance de Vannes cet été.
« On est dans une situation qui est difficile, mais c’est un apprentissage », positive le technicien palois. Et puis « on ne demande pas à un lion de copier un lion, sinon ça devient un singe », image Sarraute. L’entité béarnaise se construit donc en appréhendant à sa sauce ce genre de nouvelle problématique. D’abord parce qu’elle se réitérera très vite, et dans d’autres proportions : samedi prochain, face à Perpignan, au Hameau (16 h 35), Pau sera aussi privé de ses internationaux argentins (Garcia, Montoya), espagnol (Zabala), géorgien (Gorgadze) et portugais (Marta). Mais la Section s’acquitte volontiers de la rançon de son succès.