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« Ici, j’ai retrouvé le plaisir de jouer » : la Rochelaise Manon Leduc retrouve l’Élite 1 et son ancien club lyonnais par la même occasion
Manon Leduc, ici lors de la finale d’Élite 2 remportée contre les Valkyries, entame sa deuxième saison au club.

La première ligne bourguignonne, capable de jouer des deux côtés de la mêlée, va apporter son expérience de la première division au promu maritime, ce dimanche à Marcel-Deflandre (17 h 45)

Profil rare car capable d’évoluer pilier des deux côtés de la mêlée – « mais je préfère jouer à droite », précise l’ex-Lyonnaise – Manon Leduc, qui entame sa seconde saison sous les couleurs stadistes face à son ancien club ce dimanche (17 h 45), ne sera pas de trop pour caler l’édifice jaune et noir mais également apporter son expérience...

Profil rare car capable d’évoluer pilier des deux côtés de la mêlée – « mais je préfère jouer à droite », précise l’ex-Lyonnaise – Manon Leduc, qui entame sa seconde saison sous les couleurs stadistes face à son ancien club ce dimanche (17 h 45), ne sera pas de trop pour caler l’édifice jaune et noir mais également apporter son expérience de l’Élite 1 à un pack qui, cette saison, va trouver à qui parler.

Quel a été votre parcours avant de rallier La Rochelle ?

À 26 ans, c’est ma 21e saison. Je suis issue d’une famille de rugbymen, j’ai débuté du côté de Dijon avant d’aller à Nuits-Saint-Georges. Après quatre saisons aux Gazelles de Dijon, j’ai été recrutée par Lyon, où j’ai joué six ans. Pendant deux ans environ, j’ai eu des blessures (fracture tibia péroné, épaule), des pépins de santé, j’étais contrariée, ça influait sur mes résultats. Même si ça s’est très bien remis en place, car j’ai toujours travaillé pour revenir, j’attendais la récompense des coaches. J’avais moins de temps de jeu, je sentais que je n’avais plus beaucoup de crédit, j’étais dégoûtée. ‘’Alex’’ (Bares, le manager rochelais, NDLR) était intéressé depuis plusieurs années. J’ai longuement hésité, ne connaissant ni l’équipe ni la ville, ce n’était pas évident. C’est aussi grâce à Zoé (Sage) et Justine (Gasparoux), mes partenaires des équipes de la Marine et de France militaire. J’ai aussi retrouvé Camille Favre, côtoyée en sélections jeunes jusqu’en U18. Ici, j’ai retrouvé le plaisir de jouer.

« On va voir si le groupe va rester solidaire. Psychologiquement, l’accès à un préparateur mental doit nous apporter »

Une période de transition a-t-elle été nécessaire ?

Les premiers temps, j’ai eu du mal à me familiariser, m’adapter, pour suivre le rythme. Ça a été très long. De la Fédérale 1 à l’Élite, le gap était assez conséquent. En équipes de France marine et militaire, c’était plus intense, à peu près du niveau que j’avais avec Lyon.

Qu’est-ce qui sera le plus dur en Élite 1 ?

De relativiser après les défaites. On va voir si le groupe va rester solidaire. Psychologiquement, l’accès à un préparateur mental doit nous apporter. Par rapport à Lyon, au niveau récupération, ce n’est pas tip top : on avait de la cryothérapie tous les lundis soir. Mais ça commence, car on a des créneaux de massages et kinés. Même si les filles sont sérieuses, en termes de charges d’entraînement et de matchs, ça va taper plus fort.

Faites-vous profiter de votre expérience à vos camarades ?

Avec Camille (Favre), on le faisait déjà un peu. Ça va être plus accentué cette année, même si je ne le faisais pas assez naturellement.

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