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À Royan, le premier terrain synthétique du Pays royannais remplacera le dernier terrain en herbe du stade d’Aquitaine
Au stade d’Aquitaine, le terrain le plus proche de l’Espace Squash sera transformé en terrain synthétique d’ici à la fin de l’année 2028.

L’un des deux terrains, celui qui borde l’avenue Aliénor-d’Aquitaine, disparaîtra au profit du futur complexe aquatique. Pour optimiser l’utilisation du deuxième terrain, la Ville de Royan va abandonner le gazon naturel, à l’horizon fin 2028

D’ici à fin 2028, le paysage des infrastructures sportives concentrées entre l’avenue Aliénor-d’Aquitaine et la rue Henry-Dunant va encore connaître des transformations. Le stade d’Aquitaine, en particulier, offrira un visage radicalement différent. L’un des deux terrains en herbe va disparaître, celui bordant directement l’avenue Aliénor-d’Aquitaine. C’est à cet endroit que sera construit le nouveau complexe aquatique prévu dans le cadre du « plan piscines...

D’ici à fin 2028, le paysage des infrastructures sportives concentrées entre l’avenue Aliénor-d’Aquitaine et la rue Henry-Dunant va encore connaître des transformations. Le stade d’Aquitaine, en particulier, offrira un visage radicalement différent. L’un des deux terrains en herbe va disparaître, celui bordant directement l’avenue Aliénor-d’Aquitaine. C’est à cet endroit que sera construit le nouveau complexe aquatique prévu dans le cadre du « plan piscines » de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara).

Le chantier pourrait débuter « dès début 2027 », avançait le 24 septembre Patrick Marengo. Le maire de Royan et président de la Cara annonçait au passage la transformation du deuxième terrain en herbe en terrain synthétique. Une petite « révolution » : ce terrain synthétique sera le premier du Pays royannais. Ses futurs utilisateurs, les footballeurs, mais pas que, devront encore patienter, au moins autant que les premiers nageurs avant de pouvoir fréquenter la nouvelle piscine, annoncée, elle, pour « octobre 2028 ».

Pour fin 2028

Adjointe au maire en charge des sports, Florence Labeyrie tempère cette impatience prévisible des usagers. « Il faut déjà procéder à une étude du sol, même si je pense qu’on ne rencontrera pas de contraintes. Nous devons aussi réaliser une étude de faisabilité. L’appel d’offres sera sans doute lancé en 2027, pour une livraison dans le dernier trimestre de 2028. »

« Un terrain synthétique représente un investissement initial élevé, mais c’est un investissement de long terme »

Le coût final de ce passage au synthétique n’est évidemment pas connu à ce stade. Même si Patrick Marengo évoque un projet à « 1,5 million d’euros », « il s’agit là d’un montant préprévisionnel, d’une fourchette très haute », pondère Florence Labeyrie. L’adjointe concède qu’« un terrain synthétique représente un investissement initial élevé, mais c’est un investissement de long terme. On y gagne autant sur l’entretien, moins complexe, que sur la durée d’utilisation de l’équipement. Un terrain synthétique peut être utilisé toute l’année, ce qui permet d’augmenter le nombre de créneaux d’utilisation. »

Accessoirement, le passage en synthétique du dernier terrain du stade d’Aquitaine sera aussi l’occasion de construire des vestiaires, jusqu’à présent abrités dans des préfabriqués.
Accessoirement, le passage en synthétique du dernier terrain du stade d’Aquitaine sera aussi l’occasion de construire des vestiaires, jusqu’à présent abrités dans des préfabriqués.

Foot, hockey, ultimate

Dans une enquête menée en 2024 auprès de ses clubs affiliés utilisant un terrain synthétique, la FFF (Fédération française de football) identifiait clairement les raisons qui conduisent de plus en plus de collectivités à opter pour cette alternative au gazon naturel : « Le terrain en gazon synthétique répond à un besoin des clubs pour une utilisation intensive en cas de contrainte foncière ou de déficit d’installations. »

Le constat dépeint bien la situation à Royan. L’espace foncier se fait rare, la nécessité de construire de nouveaux logements achève d’accaparer les terrains encore disponibles. Parler de « déficit d’installations » pourrait sembler abusif, mais la suppression d’un des deux terrains engazonnés au stade d’Aquitaine se combine avec une augmentation des besoins. Les clubs de football et de rugby ne sont plus seuls à demander à utiliser un grand terrain. Un club de hockey sur gazon vient d’être créé à Royan, par exemple. L’ultimate (frisbee), connu localement pour être pratiqué sur les plages, se décline aussi sur « herbe », soit-elle synthétique, très attendue, donc, par le tissu sportif royannais.

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