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Le PSG sait masquer cette vulnérabilité grâce à son organisation. Face à certains adversaires, elle pourrait néanmoins devenir extrêmement coûteuse.
Luis Enrique présente le PSG comme l’une des meilleures équipes françaises et européennes sur coups de pied arrêtés. Les résultats lui donnent partiellement raison : Paris avait terminé avec le deuxième meilleur bilan de Ligue 1 dans ce domaine en 2024-2025. Pourtant, certaines séquences récentes ont fait réapparaître une faiblesse que le travail tactique ne pourra jamais totalement éliminer.
Face à Manchester City, seuls deux joueurs de champ titulaires du PSG dépassaient 1,85 m : Willian Pacho et Fabian Ruiz, dont l’importance dans l’équilibre parisien dépasse largement son seul apport technique. En face, cinq Mancuniens atteignaient ou dépassaient cette taille. Marquinhos, malgré ses qualités aériennes, mesure 1,83 m, tandis que João Neves ne culmine qu’à 1,71 m. Parmi les dernières recrues parisiennes, aucune, à l’exception de Lucas Digne, n’a véritablement augmenté la puissance aérienne du groupe.
Paris peut compenser grâce au placement, à l’anticipation et à la qualité de ses marquages. João Neves demeure ainsi précieux malgré sa petite taille, car son timing lui permet régulièrement de couper les trajectoires. Mais tous les joueurs ne possèdent pas cette aptitude naturelle. Matveï Safonov ne procure pas non plus la même sécurité aérienne que Gianluigi Donnarumma, particulièrement lorsqu’il doit décider entre capter le ballon ou le repousser.
Le problème risque surtout de réapparaître contre les équipes anglaises, plus athlétiques, ou lors des fins de rencontres disputées. Un éventuel départ de Gonçalo Ramos, joueur précieux dans les duels aériens, réduirait encore les solutions parisiennes.
Luis Enrique continue de faire évoluer son PSG sur le plan tactique et peut perfectionner l’organisation ou multiplier les exercices, mais il ne peut pas ajouter des centimètres à son effectif. Sans recrutement d’un joueur puissant et dominant dans les airs, Paris devra donc vivre avec ce handicap.
Une faiblesse rarement visible lorsque le PSG contrôle le ballon, mais que ses adversaires ont désormais tout intérêt à cibler.