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"On a pas besoin d'être international pour avoir le combat et le respect du blason !" : Le blues des supporters du Castres Olympique

l'essentiel Le Castres Olympique, en difficulté après sa lourde défaite à Montpellier (69-10), affrontera le Racing ce samedi à Pierre-Fabre. Actuellement 12e du championnat, le club suscite l'inquiétude de ses supporters, malgré leur soutien indéfectible.

Après la déroute historique à Montpellier ce dimanche, le bleu et blanc du CO a perdu encore un peu plus de son éclat. Pour ses supporters, les lendemains qui déchantent se succèdent depuis de longs mois. Habitués ces dernières années à vibrer au rythme des belles performances du CO, les voilà désormais à regarder vers le bas du classement avec inquiétude. Englué dans les profondeurs du championnat (12e), le club castrais traverse une zone de turbulences qui n’épargne pas ses fidèles. Dans les travées de Pierre-Fabre, la passion est toujours là, mais les sourires ont laissé place aux doutes, tandis que la patience s'évapore. L'enthousiasme d'avant-saison s'étiole et l'heure n'est déjà plus aux rêves de phases finales, mais aux interrogations, avant le choc des mal classés, ce samedi, à Pierre-Fabre, contre le Racing (13e).

De la déception...

Président de l'association des Amis du rugby, Didier Hardy ne cache pas sa déception après le début de saison compliqué du CO. Présent dans les tribunes à Montpellier, il reconnaît un début de saison "un peu catastrophique", au point que certains membres privilégient désormais les rencontres à domicile pour limiter les déplacements. Mais si le mécontentement a été exprimé auprès des joueurs à l'issue de la rencontre, pas question pour autant de lâcher le club. "C'est ça, être supporter, tout simplement", rappelle-t-il. Fidèles au poste, les Amis du rugby continuent d'afficher leur soutien, même si leur président se montre peu optimiste : "Je pense qu'on va galérer jusqu'au bout."

...et de la tristesse

À la tête de Puissance Castres, Wesley Vanden Bossche ne cache ni son inquiétude ni sa tristesse face à la situation du CO. "On ne comprend pas", reconnaît-il, tout en refusant de perdre espoir. Le président du groupe de supporters pointe notamment le manque de constance d’une équipe capable, selon lui, de ne jouer que vingt minutes sur quatre-vingts, ainsi que le gâchis offensif et l’absence de combativité qui caractérisait autrefois les Castrais. Mais pas question de pointer du doigt les joueurs ou le staff : "On ne sait pas ce qui se passe de l’intérieur." Alors, malgré la déception, les bénévoles vont continuer de chanter et d’encourager. Face au Racing, samedi, Puissance Castres entendra jouer pleinement son rôle de douzième homme : "On va essayer de les pousser au maximum."

Les joueurs pourront donc quoi qu'il arrive compter sur leurs fidèles supporters. Mais si le soutien demeure, l'agacement, voire la colère, pointe chez certains. "Où est passé mon CO ?", râle Fabrice. Des crises, le club en a connu, mais joueurs et staff avaient ce supplément d’âme qui mettait l’institution au-dessus des égos de chacun. On a pas besoin d'être international pour avoir le combat et le respect du blason !" Nicolas semble de son côté plutôt résigné : "Quand tu passes une saison à défendre et à mettre des rustines sur un tonneau qui fuit de toutes parts... C'est dur de se projeter sur des jours meilleurs..."

Les jours meilleurs reviendront-ils pour le CO ? Début de réponse ce week-end.

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