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S’il ne sera pas sans conséquences, le projet porté par France Galop, auquel localement on s’oppose, ne devrait pas nuire à l’avenir de la structure qui accueille plus de 200 courses par an
C’est au poteau et à l’éventuelle application de décision à partir du mois de janvier prochain qu’on jugera du poids des conséquences. Pour l’heure, « il ne s’agit que d’annonces », rappelle Olivier Grima, le président de l...
C’est au poteau et à l’éventuelle application de décision à partir du mois de janvier prochain qu’on jugera du poids des conséquences. Pour l’heure, « il ne s’agit que d’annonces », rappelle Olivier Grima, le président de l’Agglomération d’Agen. Quoi qu’il en soit, l’élu est attentif au sort de l’hippodrome d’Agen la Garenne qui pourrait, selon les recommandations de France Galop, l’autorité régulatrice des courses, perdre, par besoin d’économie financière, l’activité plat et obstacles. Celles-ci seraient alors transférées sur Castéra-Verduzan et Angoulême.
Selon un document de travail de l’organisateur, la mesure concernerait une petite trentaine de courses en Lot-et-Garonne. « Soit 20 % sur les plus de 200 courses en 26 réunions, dont dix nationales, que nous organisons chaque année », pointe Éliette de Bono, la directrice de l’infrastructure. Infrastructure déployée sur des terrains, propriétés de la Ville d’Agen sur le territoire du Passage, occupée par l’association des courses hippiques de l’Agenais dans le cadre d’un bail emphytéotique.
« Est-ce que ça va arriver ? C’est possible, remarque le président Jean-Philippe Semeillon. Tout le monde est contre, mais je crains que leurs difficultés budgétaires les incitent à aller au bout. Aujourd’hui, le PMU marche moins bien sur l’ensemble des courses, trot y compris, la discipline la plus pratiquée sur notre hippodrome. Or, si cela devait se faire, notre pérennité ne serait pas remise en cause. Cela nous forcerait quand même à nous réinventer. »
D’Olivier Grima à Gilles Frémy, maire du Passage et premier vice-président de l’Agglo, le dossier est ouvert. « C’est un équipement important pour notre rayonnement », insiste le premier, quand le second rappelle que la Garenne est aussi une source de rentrées financières pour les deux collectivités qui contribuent à l’entretien du site hippique.