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Dotée d’une détermination à toute épreuve, l’ailière a retrouvé en Nationale féminine 2 son club de toujours, celui qui l’a formée et qui lui a procuré ses plus grandes émotions. Ce samedi (20 heures), elle entend le mener à la victoire face à Gimont
Rien ne la prédestinait à évoluer un jour sur les parquets. Fille d’un papa rugbyman et d’une maman clarinettiste, Clara Delas n’a aucun antécédent familial dans le basket. Pourtant, à l’âge de 29 ans, elle entame sa treizième saison en tant que joueuse de l’ABC. Faisant partie des dernières rescapées du groupe 2023, elle est devenue, comme sa coéquipière et ancienne coach Valérie...
Rien ne la prédestinait à évoluer un jour sur les parquets. Fille d’un papa rugbyman et d’une maman clarinettiste, Clara Delas n’a aucun antécédent familial dans le basket. Pourtant, à l’âge de 29 ans, elle entame sa treizième saison en tant que joueuse de l’ABC. Faisant partie des dernières rescapées du groupe 2023, elle est devenue, comme sa coéquipière et ancienne coach Valérie Dubois, une taulière de l’effectif. Elle a tout connu avec ce club. Les bons moments : « J’ai fait partie du groupe qui, avec Manu Couralet, fait monter l’équipe en N2. En 2024, on gagne la Coupe des Landes ». Mais aussi certains plus difficiles…
2024 a marqué un tournant dans sa carrière et dans sa vie de jeune femme. À l’aube de débuter une deuxième année en Nationale 2 avec l’ABC, rien ne passe comme prévu : « Sur le premier match je me blesse à la cheville ». La hantise pour tout sportif. À partir de ce jour-là, Clara Delas sera contrainte de s’éloigner des terrains pour une durée indéterminée : « Les docteurs ne pensaient pas que je puisse rejouer et finalement on m’a parlé d’une opération en janvier ».
Partagée entre doutes et incertitudes, on lui annonce au même moment l’arrivée d’un heureux événement : « J’apprends que je suis enceinte. La saison n’aura jamais commencé pour moi et j’accouche en septembre 2025. Je ne me fais opérer des ligaments que fin avril 2026 car, selon les chirurgiens, on doit attendre six mois après avoir accouché pour pouvoir se faire opérer ». Une course contre-la-montre commence alors, car dans son for intérieur, elle ne souhaite qu’une chose : « revenir cette saison afin de participer à la reconstruction de l’équipe ».
La jeune maman doit concilier vie personnelle et sportive. Pour y parvenir, il a fallu qu’elle s’organise, et à vrai dire, cela n’a pas été une mince affaire : « Mon conjoint est dans le basket aussi, à Cauna-Souprosse-Aurice, en Prénationale. On a tous les deux des entraînements, on est pris la majeure partie du temps avec le travail. Et puis je ne savais pas où j’en étais par rapport à ma blessure ». Malgré les progrès faits sur ce sujet au niveau professionnel, sport amateur et congé maternité restent néanmoins une équation difficile à résoudre.
La numéro 7 de l’ABC réussit tout de même à mener ses différentes vies de front en grande partie grâce au soutien indéfectible de ses proches : « On a la chance d’avoir la famille qui nous aide beaucoup. Heureusement qu’il y a mes parents, mon frère et sa compagne afin de garder notre fils lorsque l’on est aux entraînements ou en match ». Malgré ce quotidien rythmé, elle a retrouvé sa place dans le groupe N2 : « Même si ça n’a pas été facile, je suis très contente d’avoir repris ». L’Avenir Basket Chalosse s’en félicite aussi.