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Le LOSC se déplace en Norvège sans Nabil Bentaleb ce mardi. Cette absence va sans doute forcer la main à Davide Ancelotti, lui qui privilégiait un milieu à 3 depuis plusieurs sorties.
La direction sportive du LOSC prend « des précautions », même en Ligue des champions. La délégation lilloise s’est rendue en Norvège sans Nabil Bentaleb, malade. « Par précaution, on ne l’a pas fait voyager avec le groupe. Il n’est pas disponible », a acté Davide Ancelotti en conférence de presse ce lundi, en direct de l’Aspmyra Stadion de Bodo.
Cette absence va-t-elle le contraindre à bouleverser ses habitudes ? Depuis une dizaine de jours, soit la réception de Galatasaray (21/10), le LOSC évolue avec 3 milieux de terrain, dont Nabil Bentaleb en pointe basse, dans un rôle de plaque tournante. Son absence est évidemment préjudiciable, d’autant plus pour un rendez-vous aussi important que celui qui vient : les Dogues, à l’arrêt après trois défaites consécutives, n’ont toujours pas le moindre point à l’aube de la quatrième journée de phase de ligue de la Ligue des Champions.
À chacune de ses apparitions médiatiques, Davide Ancelotti a toujours répété que ce nouveau système avec Hakon Haraldsson en position de faux numéro 9 était une corde de plus à l’arc lillois, mais qu’il ne s’agissait pas de la seule. Il a conservé le même discours ce lundi en Norvège. En l’absence de Nabil Bentaleb, l’Italien a préféré maintenir le flou autour de son système. « C’est vrai qu’on a des absences, mais on a quand même des solutions. Une solution pourrait être de jouer avec un attaquant, ou continuer comme ça, déclarait-il. On aura de toute façon trois joueurs au milieu, parce que 4-2-3-1 ou 4-3-3, on est toujours trois au milieu. »
L’entraîneur lillois semblait, ce lundi après-midi, ne pas encore avoir tranché. « Il faut bien évaluer beaucoup de choses, reconnaissait-il. Il faut aussi s’adapter à l’adversaire et au match auquel je m’attends. » Davide Ancelotti attendait encore d’assister à l’ultime séance programmée à 17h30 sur la pelouse norvégienne. « Je vais prendre l’entraînement d’aujourd’hui (lundi) pour évaluer bien la condition physique des joueurs et voir pour demain (mardi) quelle est la meilleure solution pour être compétitif. » Sans Nabil Bentaleb sur le pré dès le coup d’envoi contre Brest, le LOSC avait évolué en 4-2-3-1.
L’animation choisie n’aura qu’un seul objectif : être compétitif et tenter de l’emporter. Davide Ancelotti a profité de son passage médiatique pour partager sa volonté première : confirmer après la performance aboutie lors du derby. « Dans le football, il n’y a pas de mémoire et demain (mardi) est un (nouvel) examen », rappelait le Lillois, conscient qu’il est lui-même, ainsi que ses hommes, évalués à chacune de leurs sorties.
« Ce qu’il faudra, c’est montrer cette consistance et cette constance nécessaires dans le football de haut niveau pour prouver qu’on est sur la bonne voie. […] On doit montrer le même visage que celui que l’on a vu vendredi (face à Lens, 1-0) », terminait Davide Ancelotti. Voilà la priorité qui l’obsède, et qui obsède le LOSC. Atteindre cet objectif assurera, peu importe le système qui restera malgré ces mots une curiosité en avant-match, une rude adversité à Bodo/Glimt (mardi, 21h). La victoire paraît être une obligation pour le LOSC, dos au mur en Ligue des champions.