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Le coach nantais reconnaît plusieurs failles, mais refuse d’en faire un problème d’organisation.
Grégory Poirier n’a pas cherché à maquiller la frustration née du nul contre Clermont. Il a admis les limites offensives de son équipe et les difficultés de ses pistons à peser davantage. Mais au moment de désigner l’origine de la crise nantaise, le technicien a choisi une autre direction. Sa réponse déplace le débat vers l’état d’esprit et la capacité de certains joueurs à tenir un match.
Dans sa réaction rapportée par Tribune Nantaise, l’entraîneur estime que Nantes ne perd pas ses matches sur l’aspect tactique. Il concède que les couloirs apportent trop peu et que l’animation offensive doit progresser, mais il considère que l’équipe concède peu d’occasions. Le problème, à ses yeux, naît des erreurs de concentration et d’une « reconfiguration mentale » nécessaire chez plusieurs éléments.
Cette lecture risque d’alimenter les discussions autour de son système et de ses choix. Face à Clermont, Nantes a pourtant encore manqué de percussion avant de se faire reprendre. Poirier ne nie pas les manques du groupe, mais il refuse d’en faire la conséquence d’une mauvaise organisation. Une position forte, qui le place forcément au centre du débat si les résultats ne suivent pas.
En affirmant que le FC Nantes possède une base défensive cohérente, Poirier dessine aussi son cap pour la suite : modifier les hommes avant de bouleverser le cadre. Ses prochaines compositions seront donc scrutées à Pau. Car un entraîneur qui pointe le manque de préparation de certains joueurs se donne l’obligation de produire rapidement une réponse sur le terrain.