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Didier Deschamps a parcouru l’Europe, connu Nantes, Turin, Londres, Valence, Monaco ou encore Marseille, mais une partie essentielle de son identité reste attachée au Pays basque. Né à Bayonne, l’ancien milieu de terrain, qui possède aussi une maison en Bretagne, a grandi dans cette région avant de la quitter très jeune pour rejoindre le centre de formation du FC Nantes. Malgré les années et une carrière internationale qui l’a éloigné de ses racines, il n’a jamais renié ce lien.
Dans une interview accordée à Sud Ouest, il expliquait même combien cette origine comptait encore pour lui, au-delà du simple souvenir d’enfance. Interrogé sur ce rapport à sa région natale, Didier Deschamps ne cherchait pas à minimiser son attachement. "Oui, absolument. Je suis fier de mes origines, je suis fier d'être basque. J'ai vécu là-bas jusqu'à 15 ans et j'y ai toute ma famille. Mais je ne cultive pas particulièrement tout cela, contrairement à d'autres".
Une réponse qui montre un lien profond mais sans mise en scène. Deschamps revendique clairement ses racines, tout en refusant d’en faire un élément permanent de son image publique. Son histoire personnelle reste pourtant fortement marquée par Bayonne et le Sud-Ouest. Lorsqu’il entraînait l’OM, il appréciait d’ailleurs particulièrement les stages organisés à Saint-Jean-de-Luz, qui lui permettaient de retrouver ses proches tout en restant plongé dans l’univers du football professionnel.
Cette fierté dépasse le simple sentiment d’appartenance. Didier Deschamps se dit aussi sensible aux pratiques culturelles qui font vivre le Pays basque. À Sud Ouest, il racontait : "Oui, bien entendu. J'aime bien aller voir un match de pelote par exemple, même si je n'en ai pas souvent l'occasion. J'ai aussi un peu joué au rugby quand j'étais gamin". Deux disciplines très liées à la région et qui renvoient directement à son enfance.
S’il a finalement choisi le football, il n’a donc pas grandi dans un univers exclusivement tourné vers le ballon rond. Ces souvenirs montrent aussi combien le sport faisait déjà partie de son quotidien bien avant son départ pour Nantes. Didier Deschamps insiste surtout sur la transmission. "Je pense qu'il est important de perpétuer tout ce qui s'attache aux traditions, les fêtes dans les villages, les chants basques...", explique-t-il. Derrière cette phrase se dessine une vision simple : pour lui, ces coutumes ne doivent pas devenir des souvenirs figés.
Elles doivent continuer à être vécues, partagées et transmises. Même après avoir connu les plus grands clubs, les compétitions internationales et des environnements très différents, il reste attaché à cette culture locale. Son parcours l’a obligé à s’adapter partout où il est passé, des hivers londoniens aux ambiances méditerranéennes, mais le Pays basque demeure son point de départ.
À l’époque où il travaillait à Marseille, il disait déjà combien les retours dans le Sud-Ouest lui permettaient de renouer avec sa famille et ses repères. Une manière de rappeler que derrière l’ancien champion du monde, le capitaine et l’entraîneur, il reste aussi l’enfant de Bayonne parti à 15 ans. Son attachement n’est peut-être pas démonstratif, mais il est clair : Deschamps se dit "fier d'être basque" et souhaite voir survivre tout ce qui fait l’identité de sa région.