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"J’ai appris l’hommage de la ville de Nîmes à mon père par les réseaux sociaux. J’aurais préféré autrement mais bon, c’était quand même une bonne nouvelle. Après j’ai vu le stade en question…." À la fin de cette phrase, la voix de Philippe Kabile fait une pause.
Depuis les Bouches-du-Rhône où il habite, lui et sa sœur, Agnès, ont fait suivre, avec l’assistance de Nîmois voulant rester anonymes, une lettre ouverte au maire de Nîmes. L’objet : la volonté de la Ville de baptiser le stade annexe des Costières du nom de leur père, André Kabile. Légende du Nîmes Olympique, "Dédé" ou "Kabilou" pour les supporters, est décédé en mars 2026 à l’âge de 87 ans.
Pour son fils, l’état actuel de l’annexe des Costières, actuellement en friche, ne reflète pas le prestige laissé par l’héritage d’André Kabile. "Notre père mérite mieux", insiste-t-il sans "douter" de voir ce terrain rénové "dans un futur que nous désirons proches". Pour lui, à l’heure actuelle, seul le stade Jean-Bouin semble assez digne de recevoir le nom de la légende : "Nous pensons que le nom de "stade Jean Bouin – André Kabile" serait plus approprié à la carrière et à l’attachement que notre père avait pour cette enceinte qui représente aussi celle de l’âge d’or du Nîmes Olympique."
Du côté de la Ville, la délibération préparée pour baptiser le stade annexe, initialement prévue pour le prochain conseil municipal du 9 novembre, a été suspendue "le temps d’apaiser la situation et de se mettre d’accord", souligne l’adjoint aux sports Bruno Ferrier.
Celà-dit, l’élu laisse pointer quelques sentiments amers. Lui maintient que la Ville pensait avoir l’accord de la famille après des entrevues avec la dernière compagne d’André Kabile. Et "le stade Jean Bouin restera Jean Bouin".
Mais surtout, "l’annexe des Costières n’est pas un cagibi", répond-il, en précisant que 850 000 € sont prévus pour rénover ce stade : "Un taudis à 850 000 €, honnêtement, je n’en vois pas d’autres." Selon l’élu, qui précise qu’aucune inauguration n’est prévue avant rénovation, la polémique devrait résider dans ce qu’est devenu le complexe des Costières après "des décennies d’inaction", et les "centaines de milliers d’euros nécessaires pour les remettre à niveau, on ne parle même pas d’ici d’investissements."