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Battu par les Tonga (30-12), le XIII anglais doit impérativement renouer avec la victoire samedi à Perth. Mais pour conserver un espoir de qualification, les hommes de Brian McDermott pourraient aussi avoir besoin de soigner leur différence de points. Un défi qui ravive le souvenir du 84-4 infligé à la France à Leigh, le 24 octobre 2015.
Pour l’Angleterre, gagner ne sera peut-être pas suffisant. Battus par les Tonga lors de leur entrée dans la Coupe du monde 2026, les joueurs de Brian McDermott abordent leur deuxième rendez-vous avec une équation délicate, celle de battre la France, si possible largement, puis espérer que les autres résultats leur laissent une porte ouverte vers les demi-finales. Le revers initial a considérablement compliqué leur parcours. Pour entretenir leurs chances, les Anglais devront notamment compter sur une victoire des Tonga face aux Samoa lors de la dernière journée de groupe. Même dans ce scénario, la différence de points pourrait faire la différence, alors que les Samoans ont commencé leur tournoi par un spectaculaire succès 78-4 contre les Bleus. "Les conséquences d’une défaite sont tellement sévères", reconnaît Brian McDermott dans les colonnes de "Love Rugby League", conscient de la marge de manœuvre désormais réduite de son équipe. Le sélectionneur refuse toutefois de renoncer : "Il reste une petite chance de se qualifier. C’est ce sur quoi nous nous concentrons, et nous sommes vraiment déterminés."
Dans cette course contre la montre, le rendez-vous face à la France pourrait prendre des allures de test offensif. Pour rester dans la course, l’Angleterre devra d’abord s’imposer, mais aussi chercher à inscrire un maximum de points sans sacrifier son équilibre défensif. Le souvenir du 24 octobre 2015, à Leigh, vient naturellement illustrer le potentiel offensif anglais. Ce jour-là, les Anglais avaient écrasé les Français 84-4, infligeant au XIII tricolore l’une de ses défaites les plus lourdes. Si le contexte et les équipes ont changé depuis, cette rencontre reste une référence marquante dans l’histoire des confrontations entre les deux nations. Reproduire un tel écart n’est évidemment ni une certitude ni une condition suffisante pour se qualifier. Mais, au vu des enjeux comptables, une victoire convaincante permettrait aux hommes de McDermott de reprendre confiance tout en améliorant leur position au classement. Par contre, le coach n’a pas fait de changements, préférant ses joueurs de NRL comme Brimson à Welsby, Pierce-Paul à Currie ou Watkins et même Smith à Lewis. Les Français, lourdement battus par les Samoa, auront eux aussi besoin de réagir. Le duel de Perth opposera ainsi deux sélections en quête de rachat, avec une pression particulière sur les épaules anglaises. Contrairement à leurs adversaires, les joueurs de McDermott savent que leur avenir dépend en partie de résultats qu’ils ne contrôleront pas. Le sélectionneur l’a rappelé en évoquant la situation de la Nouvelle-Zélande, également battue lors de son premier match, mais mieux placée pour accéder au dernier carré."Son destin ne dépend donc pas des autres", observe-t-il, avant de souligner que l’Angleterre se trouve dans une situation bien différente. "Nous savions que, pour nous qualifier, nous devions aller battre les Tonga." Le constat est posé. Il reste désormais à transformer la déception en réponse sportive.
Samedi à Perth, l’Angleterre devra donc conjuguer efficacité et ambition offensive. Un succès large renforcerait ses espoirs, sans lui garantir pour autant une place en demi-finale. Face aux Bleus, Brian McDermott attend avant tout une équipe capable de reprendre la maîtrise de son tournoi et de maintenir en vie une qualification devenue incertaine.