flag
back Retour
À 18 ans, ce Dijonnais veut courir 147 km d'une traite dans le Jura dans un but bien précis
Mardi 27 octobre, Mathys Mercier s'élancera sur la Grande Traversée du Jura. Son objectif : parcourir 147 km à en courant pour soutenir la recherche contre le cancer du sein.
Mardi 27 octobre, Mathys Mercier s’élancera sur la Grande Traversée du Jura. Son objectif : parcourir 147 km en courant pour soutenir la recherche contre le cancer du sein.

Il y a deux ans, Mathys Mercier, habitant de Dijon, se découvre une passion pour le sport et y consacre tout son temps. Ancien adolescent en obésité, il se transforme physiquement. Aujourd’hui, à 18 ans, il s’apprête à relever un défi sportif d’ampleur qu’il n’aurait jamais imaginé auparavant. « Je sais que je vais souffrir et que ça va être dur, et donc j’ai envie d’être fier de moi à la fin », explique-t-il.

L’idée : relier Culoz, dans l’Ain, aux Rousses, dans le Jura, en courant, soit 147 km et 6 000 m de dénivelé positif, d’une seule traite, le tout pour soutenir une cause solidaire. Le départ sera donné mardi 27 octobre à 7 h du matin, pour une traversée qu’il estime à environ 30 heures.

Une transformation de 27 kilos

Étudiant en BTS communication et alternant comme photographe-vidéaste et monteur dans une entreprise dijonnaise, Mathys a toujours été passionné d’audiovisuel. Le sport, lui, est arrivé plus tard. « De base, j’étais obèse », raconte-t-il. Au collège, il a subi des moqueries sur son physique. Mais ce n’est pas ce qui a provoqué le déclic : « J’en avais marre de me sentir mal dans mon corps », explique-t-il simplement.

Il se met d’abord à la salle de sport, puis à la course à pied. Résultat : plus de 27 kilos perdus, un changement physique, mais aussi, dit-il, un changement de mentalité. « Je suis devenu plus humble », confie le jeune homme, qui dit aujourd’hui avoir envie d’aider ceux qui débutent, en se souvenant d’où il est parti.

Des défis croissants

Depuis un an, Mathys multiplie les défis. Il y a six mois, il a couru 100 km sur le sentier Félix-Batier, à Dijon, sa plus longue sortie à ce jour. Avant cela, son maximum était de 50 km. Il a également accompagné Alan Zharikov, un autre sportif dijonnais, lors de son Everesting en tant que cadreur, parcourant lui-même environ 3 000 m de dénivelé dans la tour Philippe-le-Bon.

Pour préparer la Grande Traversée du Jura, il a gardé ses sorties habituelles en ville, de 10 à 20 km, avec quelques marathons, dont celui des Grands Crus. Le dernier mois, il a ajouté un trail chaque week-end : 30 km, 50 km, puis 60 km.

L’aventure sera relayée en stories et en vidéos courtes sur Instagram et TikTok, avec d’éventuels lives selon le réseau disponible. Un documentaire et de plus longues vidéos suivront sur sa chaîne YouTube, que Mathys montera lui-même.

Autonomie encadrée

Pas d’événement officiel ici : il s’agit d’un projet personnel, mené en autonomie. Une dizaine d’amis, installés dans un gîte, assureront les ravitaillements, la logistique et le tournage. Ses grands-parents seront aussi sur le parcours. L’équipe communiquera par talkies-walkies, et Mathys portera un tracker GPS permettant de suivre sa position en temps réel. « On essaie vraiment de jouer la sécurité », insiste-t-il.

Sa famille, fière mais inquiète, s’est habituée à ses sorties nocturnes en forêt. Sa grand-mère, elle, reste la plus anxieuse : il l’appelle régulièrement pour la tenir informée. Pas question pour autant d’abandonner pendant la traversée. « Tant que je suis apte à continuer, je continue », sourit-il. Seule une blessure pourrait l’arrêter.

Octobre Rose solidaire

Au-delà de l’exploit sportif, Mathys a lancé une cagnotte en ligne sur Arc pour soutenir la recherche contre le cancer du sein. Le timing, en plein Octobre Rose, n’a rien d’un hasard : « C’est vraiment voulu, j’ai des raisons personnelles », assure-t-il. Il avait songé à courir pour d’autres causes, comme le handicap ou les enfants malades, avant de s’engager pour la lutte contre le cancer du sein.

« Je trouve que c’est bien, quand on fait un gros projet avec beaucoup d’envie, d’en profiter pour le faire pour une bonne cause », explique-t-il. Son défi n’est donc pas qu’une aventure personnelle : « Ce n’est pas un projet qui est juste pour nous, c’est un projet pour les autres. »

Cagnotte en ligne à retrouver sur le lien suivant.

Vous aimerez peut-être

Ils sont parmi les premiers à récupérer leurs dossards pour le marathon de Lille : « Je me suis p...

Actu il y a 6 heures

L’équipe de France de rugby bientôt en visite dans le Jura : où et quand rencontrer les joueurs ?

Actu il y a 2 jours

Vous aimez courir déguisé ? Le CAC'lloween vous attend à Castelginest

LA DÉPÈCHE il y a 2 heures