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Les six présélectionnés français de la Section Paloise qui monteront ce dimanche à Marcoussis, seront tous titulaires la veille à Toulon (21 heures) pour y enrayer une série de 20 ans sans victoire
Il fut un temps pas très lointain, où le déplacement à Mayol frôlait l’impasse pour les Palois. Mais le jeu des dynamiques a bouleversé cette approche. En dépit d’un bilan (5 victoires en 6 journées, 22 pts) qui l’autoriserait presque à ne se focaliser que sur les deux réceptions clôturant ce bloc (Toulouse la semaine prochaine et Perpignan la suivante), Pau affirme ses ambitions en alignant ce qu’il a de meilleur là où le Top 14 lui réussit le moins. La présence des six appelés à Marcoussis dans le 15 de départ à Toulon le dit (Auradou, Despérès, Grandidider, Brau-Boirie, Gailleton, Attissogbe), le statut de taulier de ceux qui les...
Il fut un temps pas très lointain, où le déplacement à Mayol frôlait l’impasse pour les Palois. Mais le jeu des dynamiques a bouleversé cette approche. En dépit d’un bilan (5 victoires en 6 journées, 22 pts) qui l’autoriserait presque à ne se focaliser que sur les deux réceptions clôturant ce bloc (Toulouse la semaine prochaine et Perpignan la suivante), Pau affirme ses ambitions en alignant ce qu’il a de meilleur là où le Top 14 lui réussit le moins. La présence des six appelés à Marcoussis dans le 15 de départ à Toulon le dit (Auradou, Despérès, Grandidider, Brau-Boirie, Gailleton, Attissogbe), le statut de taulier de ceux qui les entourent (Kaulashvili, Montoya, Laclayat, Gorgadze, Marta…) le confirme.
Pau n’a plus gagné depuis à Mayol depuis 20 ans. À elle seule, la présence de sa cavalerie tricolore témoigne de sa soif d’enrayer la spirale. « Tant que nous les avons, nous les faisons jouer. C’est la doctrine de chaque club. C’est juste logique », banalise l’entraîneur de la défense béarnaise Antoine Nicoud. Comme l’ouvreur Axel Despérès, les cinq autres Bleus ont « envie de monter à Marcoussis en se disant [qu’ils] ont fait le job ». Tout en prouvant qu’ils sont en mesure de le réaliser à l’échelle internationale. Car pour les outsiders de la liste des 23, une place sur la feuille du match face au Fidji, se joue aussi sur le genre de rencontre que la Section disputera dans le Var, sous les feux médiatiques du prime time (21 heures). Un double enjeu, notamment, pour Despérès, Grandidier et Gailleton, moins installés en Bleu que leurs équipiers Auradou, Brau-Boirie et Attissogbe. « J’ai désormais en tête de franchir les étapes et de m’imposer », se décomplexe à ce titre le jeune n°10 béarnais.
En tout état de cause, l’annonce de ces six présélections, qui malgré le tombereau de forfaits, confirme le statut de pourvoyeur du XV de France de la Section Paloise, fut de nature à épaissir le capital confiance sectionniste. Une nouvelle « enthousiasmante et vivifiante en ce début d’automne », se félicite le technicien palois. Chez des Toulonnais loin de leur meilleure forme, le delta en termes de dynamique autorise la bande à Piqueronies à frapper un grand coup là où elle ne l’a jamais fait. « Nous avons envie de réaliser des choses inédites, fait valoir l’ouvreur palois. C’est une vraie source de motivation. Cette série noire fait partie de l’histoire du club. Il faudra garder cela dans un coin de la tête pour avoir ce supplément d’âme. » Sans trop penser à l’après.
Concernant le contingent tricolore, l’écueil se dissimule dans le fait de se projeter trop vite, trop tôt, sur ce qu’il adviendra en milieu de semaine d’un point de vue individuel. Relâché, conservé ? Un cas d’école éprouvé par Hugo Auradou. « Je sais que je suis encore dans ce statut où je peux prétendre à jouer le week-end ou parfois rentrer en club. C’était ma situation ces dernières années, même si j’ai eu la chance d’engranger pas mal de sélections. C’est toujours pareil : il faut monter avec beaucoup d’envie, être impatient d’y être, tout en sachant qu’il y a tout à gagner. » Même si le doute est humain, et que mine de rien, le mode de fonctionnement fédéral exige une adaptation éprouvante. « Je suis focalisé sur le match de ce week-end, pose Hugo Auradou. Il y aura les trois premiers jours à Marcoussis, puis une autre liste… Nous savons que c’est un peu au jour le jour dans ces moments-là, notamment de par mon statut. »
Si le déplacement à Toulon accapare l’esprit du staff palois, sa nouvelle expérience de la gestion de cas internationaux lui permet d’envisager plus sereinement la suite. « Quand tu vas t’entraîner là-haut, il y a un goût de « reviens-y », relate Antoine Nicoud. C’est positif pour tout le monde, mais il faut bien encadrer leur retour pour éviter les frustrations ou les déceptions. Nous leur accordons la place qu’ils méritent en aménageant le contenu des entraînements quand ils redescendent. »
Si l’attention du groupe béarnais ne se conjugue qu’au présent, ceux qui le managent ou l’entraîne anticipent. Surtout dans la perspective de la réception du triple champion de France. « Cela fait deux ans maintenant que nous sommes bien concernés et que nous suivons les listes avec attention, apprécie le technicien. Nous sommes habitués à cette gymnastique des joueurs qui redescendent, le mercredi soir, et voulons faire un travail de fond pour jouer ces deux matchs hyper importants au Hameau contre Toulouse et Perpignan avec un standard assez élevé. C’est notre nouvelle routine. » Une rançon de la gloire, de laquelle la Section Paloise s’acquitte avec le sourire.