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Deux buts en vingt-cinq minutes, puis plus grand-chose : l’OM a plié l’affaire dimanche face à Toulouse (2-0) avant de se rappeler qu’une avance ne se gère pas toute seule. Amine Harit dès la 2e minute, Amine Gouiri à la 25e : le plan était parfait sur le papier. Mais à force de laisser le match s’endormir, les Marseillais ont failli se mettre à nouveau dans le rouge, eux qui ont encore en tête la folie du Havre, où trois buts encaissés entre la 77e et la 89e avaient transformé une soirée tranquille en 4-3 sous haute tension.
Le moment qui restera, c’est pourtant un ratage. Dans le premier acte, Himad Abdelli se présente face à Guillaume Restes, très avancé, et choisit le lob plutôt que la passe à un partenaire mieux placé. L’occasion s’évapore, la caméra de Ligue 1+ cueille l’agacement de Bruno Genesio sur son banc. Le geste n’était pas absurde, mais il avait un défaut : il n’a pas fini au fond. Dans le football, on a toujours raison quand ça rentre.
❗️Bruno Genesio est fou de rage après la louche tentée par Himad Abdelli.
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— Actu Om 🤍💙 (@Actu_Om___) November 1, 2026
Genesio, lui, a pris soin de ne pas enterrer son joueur.
« Il faut être confiant parce qu’on marque des buts, 20 comme Rennes, on se crée des occasions… Ce que tente Himad (Abdelli), je ne vais pas dire que c’est mal joué, car s’il marque… Mais peut-être qu’il y avait mieux à faire. Par contre, il ne faut pas enlever la créativité aux joueurs, sinon ils ne tenteront plus rien »
Le message est clair : de l’audace oui, du discernement aussi. Au bout du compte, l’erreur n’a coûté aucun point à l’OM, et c’est bien l’essentiel. Abdelli, 26 ans, tente des choses, signe de confiance retrouvée : mieux vaut un joueur qui ose et qui rate qu’un joueur qui se cache. Reste à transformer cette audace en efficacité, car un soir où l’adversaire sera plus mordant, le lob manqué se paiera cash. Pour l’instant, Marseille gagne, et peut se permettre de débattre de ses états d’âme.