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Les 24 et 25 octobre, Les Baroudeurs de Puisseguin organisent la première édition de la « 25e Heure – Backyard ». Une épreuve d’endurance extrême où les coureurs enchaînent une boucle de 6,7 kilomètres toutes les heures, 25 heures durant, au cœur d’un vignoble qu’ils aspirent à valoriser
Courir 6,7 kilomètres en moins d’une heure. S’arrêter, avaler un morceau, souffler quelques minutes, puis repartir au coup de sifflet suivant. Et répéter l’opération toutes les heures, 25 heures d’affilée. C’est le concept vertigineux de la « 25e Heure – Backyard », une épreuve d’endurance d’un genre nouveau qui débarque à Puisseguin les 24 et 25 octobre. Importé des États-Unis, le principe de la Backyard ne pardonnera rien : quiconque franchit la ligne...
Courir 6,7 kilomètres en moins d’une heure. S’arrêter, avaler un morceau, souffler quelques minutes, puis repartir au coup de sifflet suivant. Et répéter l’opération toutes les heures, 25 heures d’affilée. C’est le concept vertigineux de la « 25e Heure – Backyard », une épreuve d’endurance d’un genre nouveau qui débarque à Puisseguin les 24 et 25 octobre. Importé des États-Unis, le principe de la Backyard ne pardonnera rien : quiconque franchit la ligne en plus de 60 minutes est directement éliminé. Pour les rescapés capables d’enchaîner les 25 boucles au programme, l’addition s’élèvera à 160 kilomètres au compteur, soit la distance mythique des 100 miles américains.
« La Backyard, c’est avant tout de la gestion en permanence, explique Bruno Celerier, l’un des deux piliers de l’organisation avec Aubin Vidal, membres des Baroudeurs de Puisseguin. Est-ce qu’il vaut mieux courir vite pour avoir un grand temps d’arrêt, ou ralentir pour gérer son effort et couper le moins possible ? C’est un choix très personnel. » Sur ce parcours tracé au milieu des vignes, chaque tour cumule 130 mètres de dénivelé positif. Pour cette « édition zéro », 99 dossards ont été ouverts et déjà plus de 75 passionnés d’ultra-endurance venus de tout le Sud-Ouest ont bloqué leur week-end.
L’événement tire son nom d’une facétie du calendrier : la course se tiendra lors du week-end de changement d’heure. Le dimanche à 3 heures du matin, quand les horloges reculeront d’une heure, les coureurs ne s’arrêteront pas, mais le temps, lui, fera une pause. « C’est le tour fun, sourit Aubin Vidal. Les coureurs auront le droit d’être accompagnés par leurs copains ou leurs proches sur le parcours. On veut vraiment que ce soit un moment convivial. » Pour ajouter un supplément d’âme à cette 15e boucle rétro, elle s’effectuera dans le sens inverse du tracé habituel. Ceux qui la valideront dans les temps participeront à un tirage au sort pour remporter une bouteille du prestigieux château Cheval Blanc.
Car derrière l’exploit physique et la sueur nocturne, l’événement entend braquer les projecteurs sur un territoire aujourd’hui à la peine. En serpentant à travers les coteaux, les athlètes longeront des parcelles fragilisées par les difficultés du secteur viticole. « On est au milieu d’un vignoble aujourd’hui torturé par la crise, confie Aubin Vidal. Sur le tracé, on passe à côté de pas mal d’endroits où des vignes ont été arrachées. Notre volonté, c’est de remettre le terroir en avant, de faire déguster nos vins aux accompagnateurs et d’offrir des bouteilles aux participants selon le nombre de tours accomplis. »
Pour que la fête dépasse le simple cercle des stakhanovistes du bitume et des sentiers, une marche ouverte à tous est programmée le dimanche 25 octobre à partir de 9 h 30 sur le circuit de la course, avec un ou deux tours au choix (5 euros, inscription sur place). Au village départ, installé autour de la salle des fêtes, le comité des fêtes et l’Association Église Saint-Pierre tiendront la buvette et assureront les repas du samedi soir et du dimanche midi, ainsi qu’un snacking permanent. Le coup d’envoi du premier tour sera donné le samedi 24 octobre à 12 heures précises. Les dernières inscriptions pour la course restent ouvertes sur la plateforme HelloAsso (60 euros, repas et lots de vin compris).