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La gestion des cadres par Luis Enrique inspire une critique envers Hansi Flick. En cause, des occasions de repos laissées passer au Barça.
Au PSG, laisser une star sur le banc suffit parfois à ouvrir un débat. Ousmane Dembélé avait lui-même plaisanté sur ses « vacances » après la victoire contre Manchester City, avant que Luis Enrique ne rappelle l’impossibilité de titulariser ses joueurs à chaque rencontre. Vue d’Espagne, cette gestion trouve pourtant des défenseurs. Elle sert désormais de comparaison pour interroger les choix d’Hansi Flick à Barcelone.
Sur Movistar Plus+, Mario Suárez a regretté que le technicien allemand n’exploite pas davantage les matchs maîtrisés pour ménager ses principaux joueurs. L’ancien milieu de l’Atlético insiste sur les occasions offertes par les larges avances : « Quand vous disputez plus de cinq matchs dans lesquels vous menez de deux ou trois buts, vous pouvez en profiter pour reposer vos joueurs. » Le succès contre Alavés (6-1), durant lequel Rodri a joué l’intégralité de la rencontre, nourrit son interrogation.
Son raisonnement porte sur l’accumulation des efforts jusqu’au printemps. « Quand un joueur arrive en avril ou en mai avec 500 ou 600 minutes de moins, cela fait une différence sensible », estime Suárez. Soit l’équivalent d’environ six rencontres complètes. Il cite alors Paris, qui gère selon lui les minutes de ses joueurs en championnat pour permettre à ses cadres d’aborder les grands rendez-vous dans les meilleures conditions. La comparaison donne une autre portée aux compositions parfois discutées de Luis Enrique.
Cette stratégie n’épargne pourtant pas au PSG les soirées compliquées. À Strasbourg, l’équipe largement remaniée avait longtemps été menée avant que l’entrée de Dembélé ne contribue à renverser la rencontre. Ménager les titulaires peut obliger à les solliciter dans l’urgence. Luis Enrique l’assume : ses choix répondent à des besoins immédiats, mais aussi à la nécessité de conserver des joueurs disponibles et performants sur plusieurs mois.
Le reproche de Suárez à Flick concerne une situation plus favorable : celle où l’avance au score permet déjà de procéder à des changements. Il demande de mieux utiliser les minutes restantes lorsque le match se déroule bien, sans bouleverser le onze avant les grandes affiches. Le débat pose une question concrète au Barça : combien de temps de jeu pourrait-il économiser à ses cadres sans compromettre ses résultats ?