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Pour le moment, de la capitale, Paul Magnier (22 ans) ne connaît que les principaux monuments, qu'il a pris le temps de visiter récemment. Le monstrueux sprinteur français espère néanmoins découvrir très vite les routes de Paris et de la région parisienne, mais sur le vélo cette fois et en compétition. En gros, le héros tricolore du dernier Giro a hâte de faire ses grands débuts sur le Tour de France.
Invité dimanche de l'émission Stade 2 sur France 3, l'Isérois qui avait passé la ligne d'arrivée finale du Tour d'Italie cette saison avec le maillot cyclamen du leader du classement par points ("Surpris, oui. Après, j'ai quand même travaillé très dur pour arriver à ces résultats, mais je ne m'attendais peut-être pas à trois victoires et au maillot de meilleur sprinteur sur ce Giro") n'a pas caché qu'il rêvait de connaître au plus vite son baptême du feu sur la Grande Boucle.
"Le Tour de France, c'est quand même la compétition la plus dure de l'année et aussi celle à qui tous les coureurs rêvent de participer, surtout quand on est français. Je vais continuer de m'entraîner dur pour pouvoir être un jour au départ. Mais je ne sais pas si ça sera cette année ou les années suivantes", a confié celui qui avait également remporté trois victoires d'étapes et porté le maillot rose de leader (le temps d'une journée) lors de ce même Giro venu matérialiser les progrès impressionnants de celui qui, on l'oublie souvent, dispute sa deuxième saison chez les professionnels uniquement. Après avoir crevé l'écran en Italie, le coureur qui compte déjà près de 40 succès (39) compte donc bien se faire également un nom sur le Tour.
"C'étaient vraiment des souvenirs inoubliables avec toute mon équipe et ça reste ma meilleure performance de l'année, donc j'étais vraiment très content de ce Tour d'Italie et j'espère pouvoir revivre des émotions comme ça un jour". Seul hic pour celui qui était... grimpeur avant de passer pro - "mais j'ai pris un peu de poids, sûrement avec la musculation (rires). Et quand je suis arrivé dans l'équipe Soudal-Quick Step, ils ont vu que j'étais assez explosif" - pour avoir une chance de s'aligner au départ pour la première fois de sa jeune carrière, Magnier, "qui espère un jour pouvoir gagner sur les trois Grands Tours", devra compter sur l'absence du sprinteur en chef de son équipe : Tim Merlier.
Le meilleur sprinteur du Giro ne désespère pas néanmoins que cela ce soit le cas un jour. Ou que le Belge ayant déjà levé les bras six fois sur la Grande Boucle lui cède place. "Il faudra être prêt, d'abord, et aussi être meilleur que Tim, c'est sûr (...) Il faudra voir aussi si Tim est prêt pour le Tour de France ou prêt à me laisser sa place." A moins que le numéro 2 de la spécialité chez Soudal-Quick Step bénéficie d'un tout autre facteur. "Les entraîneurs pourront déjà le voir avec nos datas des capteurs de puissance."
En attendant Magnier donne rendez-vous en Australie, où il devrait débuter sa saison sur le Tour Down Under. Non sans son habituel crochet par l'Espagne auparavant. "Je reprends le plus souvent ma préparation en Espagne, où la météo est plus clémente, et j'espère pouvoir rattaquer en Australie cette année".