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Gianni Infantino fait de nouveau parler de lui, et pas pour ses décisions sportives. Selon une enquête conjointe du Monde et du New York Times, la FIFA aurait réglé environ 4 millions de dollars (3,6 millions d’euros) d’impôts dus par son président aux États-Unis, sur la période 2024-2026. Une somme considérable, liée à son installation à Miami dans le cadre de l’organisation de la Coupe du monde 2026.
Cette prise en charge reposerait sur un mécanisme d’égalisation fiscale, destiné à éviter que les salariés de la FIFA expatriés aux États-Unis soient pénalisés par leur nouvelle situation fiscale. Problème : ce dispositif était normalement réservé aux employés de l’instance, et non à ses dirigeants élus, dont fait partie Gianni Infantino. L’avantage lui aurait pourtant été accordé dès 2024 par un comité restreint chargé des rémunérations, sans validation formelle dans les documents officiels.
Les deux médias pointent également le rôle de Bruno Chiomento, avocat suisse et président de la commission indépendante de gouvernance, d’audit et de conformité de la FIFA. Proche de Gianni Infantino depuis une vingtaine d’années, il aurait été à l’origine de la discussion ayant permis d’accorder cet avantage fiscal au président.
L’enquête révèle par ailleurs que Chiomento bénéficierait lui-même de plusieurs privilèges. Il aurait notamment été le seul président de commission à disposer d’un pass « VVIP » pour assister librement aux rencontres de la Coupe du monde. Sa rémunération annuelle de 250 000 francs suisses, soit environ 272 000 euros, le distinguerait également de ses homologues, payés en dollars, une différence particulièrement avantageuse en raison du taux de change.
Ces révélations interviennent dans un contexte politique déjà délicat pour Gianni Infantino. Après l’échec de son projet d’ouverture du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés cet été, le dirigeant suisse doit désormais faire face à de nouvelles interrogations sur sa gestion de la FIFA. Candidat à un quatrième mandat lors de l’élection prévue le 18 mars prochain à Vancouver, Infantino reste pour l’instant seul en lice. Reste à savoir si cette nouvelle affaire pourrait fragiliser sa position à quelques mois du scrutin.
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— Instant Foot ⚽️ (@lnstantFoot) November 2, 2026
Le Monde et le New York Times révèlent que la FIFA a pris en charge les impôts dus par Gianni Infantino aux États-Unis en 2024, 2025 et 2026, pour un total de… pic.twitter.com/OlpLZBvmA8