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Formé au LOSC, c’est néanmoins ailleurs que Martin Terrier a dû se faire un nom, à l’image de son prêt à Strasbourg. Il s’est récemment rappelé, dans une interview accordée à So Foot, cet épisode au travers de sa relation avec Marcelo Bielsa chez les Dogues.
Apprécié de tous à Marseille, Marcelo Bielsa (71 ans) fait également l’unanimité dans le Nord, et plus précisément à Lille où son passage aura été express : 14 matchs de juillet à novembre 2017. Les souvenirs restent néanmoins intacts, que ce soit chez les supporters ou chez les joueurs. Nicolas Pépé, Yassine Benzia, Fodé Ballo-Touré ou encore Yves Bissouma se sont confiés ces dernières années au sujet du technicien argentin.
Martin Terrier, qui l’a brièvement côtoyé avant son départ en prêt à Strasbourg, suit leurs pas. Il ne garde pas un très grand souvenir de Marcelo Bielsa, qui avait des idées très arrêtées lorsqu’il évoluait encore sur les pelouses du Domaine de Luchin. « Bielsa, c’est un entraîneur très atypique. Sur le plan humain, ce n’est pas quelqu’un que j’affectionne particulièrement, mais c’est personnel, car certains ont adoré », introduit-il ainsi dans un entretien accordé à So Foot.
Aujourd’hui au Bayer Leverkusen, en Allemagne, Martin Terrier était prêté par le LOSC à Strasbourg en août 2017. Il revient sur cet épisode de sa carrière. « Une semaine avant le début du championnat, je décide de partir en prêt, se remémore-t-il. Je le (Bielsa) vois pour lui dire que je veux aller à Strasbourg, il y a son traducteur, ce n’est pas vraiment un échange direct. Il me regarde et il me dit : “Donc tu veux aller jouer le maintien avec Strasbourg plutôt que te battre pour gratter des minutes avec ton club formateur pour jouer la Ligue des champions ?” Je lui réponds que j’ai besoin de jouer pour revenir avec un autre statut, il me regarde à peine et me dit : “Ok pas de problème.” Le match suivant, Strasbourg gagne 3-0 contre Lille avec De Préville qui finit dans les buts », se rappelle, amusé, le natif d’Armentières.
« C’est comme s’il m’avait dit que j’étais zéro. »
Cet échange faisait suite à une relation déjà complexe avec le technicien argentin. Ce dernier le considérait peu. « Une semaine avant, déjà, on avait fait un rendez-vous vidéo en individuel où il me dit grosso modo que je n’ai pas le niveau et qu’il ne voit pas quelles sont mes qualités », raconte Martin Terrier, qui a depuis fait son petit bout de chemin.