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"No hijab in sport" : le collectif d'extrême droite Némésis déploie une banderole sur la façade d’un hôtel en plein marathon de Toulouse
Le collectif d’extrême droite a déployé une banderole contre le port du voile sur la façade du Grand Hôtel de l'Opéra. Capture d'écran Instagram - collectif.nemesis

Publié le 02/11/2026 à 17:54

l'essentiel En marge du marathon de Toulouse, dimanche 1er novembre, des militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole contre le port du voile dans le sport sur la façade du Grand Hôtel de l’Opéra, place du Capitole.

Le collectif d’extrême droite Némésis a revendiqué une action ce dimanche 1er novembre, en marge du marathon de Toulouse. Dans une vidéo diffusée sur Instagram, Facebook ou encore X, ses militantes apparaissent déployant une banderole portant l’inscription "NO HIJAB IN SPORT" ("Pas de hijab dans le sport") sur la façade du Grand Hôtel de l’Opéra, place du Capitole.

L’opération, menée à l’occasion de la Toulouse Métropole Run Expérience, visait à dénoncer le port du voile islamique dans la pratique sportive. Sur les images publiées par le collectif, la banderole est visible sur la façade de l’établissement, au cœur de la Ville rose.

Une action contre le port du voile dans le sport

Dans le texte accompagnant la vidéo, Némésis explique avoir voulu "rappeler notre opposition au port du hijab, notamment dans le sport". Le collectif, qui se revendique féministe, considère le voile islamique comme "une entrave à la liberté des femmes". "Aucune femme ne devrait avoir à dissimuler son corps pour pratiquer une activité sportive", poursuit-il.

Fondé en 2019, Némésis est un collectif identitaire d’extrême droite qui mène régulièrement des actions médiatiques contre l’immigration et l’islamisme. En mars dernier, sa fondatrice, Alice Cordier, avait provoqué une polémique à Toulouse en utilisant sur X une photo de Louna Lapassouse, joueuse du TFC, pour répondre à des accusations concernant un geste de la main. Le club avait dénoncé une "récupération honteuse" de l’image de sa joueuse, dont le geste représentait simplement ses initiales.

Les circonstances précises du déploiement de la banderole restent à éclaircir, notamment les conditions d’accès à cet emplacement.

Contacté par La Dépêche du Midi, le Grand Hôtel de l’Opéra n’a pas souhaité s’exprimer sur cette action.

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