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ENTRETIEN. " Ça gâche tout notre travail", " du positif va arriver ", touché après la défaite à Avranches, Damien Fachan se montre confiant pour l'avenir du TPF
Damien Fachan espère que la situation va tourner du côté de Tarbes./ Archives DDM-BASTIEN ARBERET

l'essentiel Déçu et frustré après le revers à Avranches (2-0), le milieu de terrain tabais livre son analyse. Malgré ce mauvais résultat en forme de coup de massue, il se refuse à parler de limites pour son équipe.

Comment analysez-vous cette rencontre et quel est le sentiment qui prédomine après ce revers ?

Je suis vraiment énervé parce qu’on avait été prévenus. On sait qu’on n’est pas bons dans les entames de deuxième mi-temps, le coach nous l’a encore répété juste avant de retourner sur le terrain. Et malgré ça, on prend un but au bout de trente secondes. À ce niveau-là, tu sais tellement que ça se joue sur des détails que tu n’as pas le droit de dormir. Si tu dors cinq minutes, tu le payes cash. Là, on a déconnecté peut-être une minute, et contre une équipe comme ça, une minute c’est déjà trop tard. On fait une très bonne première mi-temps, on était en alerte parce qu’on sait qu’on a fait la même chose contre Chauray. Et malgré ça, on retombe dedans.

Êtes-vous en colère contre l’équipe ou est-ce surtout de la frustration ?

Je suis surtout frustré pour nous tous parce qu’on ne récolte pas les fruits de ce qu’on produit. En fait, on ne se paye pas. Et ça fait chier, parce que tu mérites tellement mieux et tu repars avec rien du tout. Faire un long déplacement comme ça pour ne rien ramener, c’est rageant. Notre première mi-temps, elle est vraiment bonne, on est totalement dans le match, on bouscule une équipe du haut de tableau. C’est pour ça que je suis dégoûté d’encaisser un tel but d’entrée de deuxième : ça gâche absolument tout notre travail.

Qu’est-ce qui a péché dans le jeu par la suite ?

Il restait du temps derrière, mais on s’est affolés. On a voulu aller trop vite vers l’avant alors qu’il fallait qu’on reste calmes. Ça fait partie de l’apprentissage. Mais là, le coup de massue au retour des vestiaires fait très mal. Et ce qui me fait mal, c’est que dans l’énergie, dans la qualité et dans le contenu du jeu, c’était ce qu’on sait faire. On n’est pas du tout passés à côté de notre match. Ce sont uniquement des détails, alors qu’on était prévenus.

Une fois mené 1-0, on a eu l’impression qu’il vous était impossible de refaire votre retard...

C’est devenu très compliqué parce qu’on s’est précipités, et puis on n’a pas l’habitude d’être menés cette saison. À part contre Angoulême, ce scénario ne nous était pas encore arrivé. On paye notre très bon début de championnat sur le plan défensif. On a été surpris de se retrouver menés alors qu’on ne le méritait pas du tout. On a voulu réagir trop vite et on s’est désorganisés.

Est-ce qu’une telle prestation ne vient pas montrer vos limites actuelles ?

Pour moi, clairement pas ! Ça ne montre absolument pas nos limites, parce qu’on a fait plus que rivaliser. Je pensais franchement qu’on allait être beaucoup plus en difficulté que ça. J’ai trouvé qu’on était hyper concentrés et attentifs à ne pas subir de transitions. Le but qu’on prend, ce n’est rien : un pressing raté, un ou deux placements pas cohérents. C’est juste de la précipitation par la suite. On découvre ce scénario, on apprend, mais on a bousculé une équipe d’expérience, il faut le retenir.

La semaine agitée qu’a connue le club en coulisses a-t-elle eu un impact sur le groupe ?

Absolument pas pour nous les joueurs. Pour les dirigeants, oui, parce qu’ils en ont pris plein la tête toute la semaine et que c’était très dur. Mais mon frère (Marc Fachan, NDLR) et Carlos (Amorim, NDLR) ont été d’une transparence totale avec nous, ils ne nous ont rien caché. La seule chose qu’on voulait, c’était gagner pour récompenser tout leur boulot dans ce bourbier. Quand mon frère m’a appelé lundi, franchement, j’avais envie de pleurer. Il y a un cumul de frustration, mais sur le terrain, le match n’est pas du tout à jeter. On est dans le vrai.

N’y a-t-il pas tout de même un souci d’efficacité offensive qui s’installe ?

C’est une dynamique globale. Sur d’autres matchs, on a su se créer cinq ou six occasions de but franches avec de super mouvements. On a les joueurs qui ont la qualité pour marquer. Moi, je crois en cette équipe comme jamais. C’est pour ça que la défaite est si frustrante, parce que je sais de quoi on est capables. Du positif va arriver sur ce qu’on propose sur le terrain, on va être récompensés. Il n’y a pas à tirer la sonnette d’alarme : il n’y a pas cinquante erreurs à corriger, juste des petites choses à régler pour continuer de grandir.

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