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Top 14 : après avoir quasiment plombé l'USAP à Toulouse, la conquête en touche a rapproché les Catalans d'un exploit
Jules Coulon et ses coéquipiers du pack d'avants de l'USAP ont été efficaces sur la deuxième partie du match. MaxPPP

Grâce à la force du collectif, l'USAP est allée chercher un bonus défensif sur la pelouse d'Ernest-Wallon, ce samedi après-midi (38-33). L'équipe a été à l'image de sa conquête, et de sa réussite en touche, parfois en dedans, avant de toucher l'efficacité (presque) décisive.

Le chaud et le froid pendant 80 minutes. En même temps ce qui a donné satisfaction, et a plombé la partie de l’USAP. Mais surtout ce qui a permis aux Catalans de renverser une partie bien mal embarquée à l’heure de jeu. La conquête est de toute façon le ciment d’une équipe de rugby, ce qui est appelé les fondamentaux. "Au rugby, tout part de la conquête, si tu n’en as pas, tu ne peux pas gagner un match", insiste le troisième ligne de Perpignan Noé Della Schiava, un des leaders de touche. Au coup de sifflet, l’impression est claire que la mêlée et la touche ont un temps donné toutes les armes au Stade Toulousain pour alourdir le score, avant que ça ne donne l’occasion aux sang et or de renverser la situation et d’aller chercher ce bonus défensif si important (38-33).

Pourtant, dans les chiffres, l’USAP a eu un rendu difficile dans les deux secteurs. 67 % de mêlées gagnées sur sa propre introduction, 73 % de touche sur les lancers catalans. Cette inefficacité s'est notamment traduite en première mi-temps : Perpignan perd deux penaltouches trop facilement sur des munitions dans le camp de Toulouse et donc potentiellement des possibilités d’inscrire des points. Et c’est notamment la première, dont l’arbitre de la rencontre a jugé un lancer pas droit, que le manager de l'USAP Laurent Labit pestait après la rencontre.

"Il y a des regrets surtout sur la première penaltouche qui me semble très sévère sur le lancer pas droit. Je ne vais pas revenir sur tous les faits, mais je pense que nous n’avons pas été aidés", estime-t-il. Et à Noé Della Schiava d’argumenter : "Nous avons une décision très difficile sur la première penaltouche parce qu’ils ne sautent pas en face. C’est le jeu, nous acceptons". En plus de ces difficultés en touche, la mêlée a elle aussi eu son lot de négatifs, dont quatre pénalités concédées et un carton jaune à l’encontre de Giorgi Tetrashvili (50e). "Je ne reviendrais pas sur les mêlées", a lancé Laurent Labit. Il faut également noter les deux penaltouches non trouvées par Paolo Garbisi en première mi-temps, qui ont donc rendu des munitions aux Toulousains, qui n’en demandaient pas tant.

Deux essais proviennent d’une touche

Mais il n’y a pas eu que du négatif sur la conquête. "Notre touche a été par moment efficace en les privant de ballons sur la deuxième partie du match. C’est ce qui explique en grande partie notre retour parce que Toulouse ne se nourrissait que de nos ballons perdus, rendus au pied ou de miettes. Je suis très satisfait de la conquête sur la touche. Nous sommes en progrès depuis la saison dernière. Nous avons des joueurs qui aiment ça, qui sont passionnés par ça. Et contre des équipes comme Montpellier, le Racing 92 ou le Stade Français, qui ont une conquête très forte, nous nous en sortons avec deux bonus défensifs", jugeait le manager de l’USAP Laurent Labit.

Deux touches volées (33e et 34e), l’essai de Mathys Lotrian à la suite d’un lancer bien capté par José Madeira (70e), celui de Maëlan Rabut également sur un lancement en touche (74e)... C’est dire tout le positif que ce secteur a apporté à l’USAP, notamment dans une fin de match renversante où l’exploit aurait même pu atterrir dans l’escarcelle des sang et or. "Plus le match avançait, plus ça allait en touche et nous avons su trouver des solutions, que nous avions depuis le début. Nous nous sommes adaptés et nous avons su bien réagir", abondait Della Schiava. Quand le centre Maëlan Rabut, de son regard extérieur de trois-quarts a su reconnaître : "Je sais tout ce qu’ils font toute la semaine, c’est aussi le rugby. Si nous pouvions avoir tous nos ballons en attaque et en défense, ce serait magique, malheureusement, ça n'existe pas."

L’USAP peut tout de même s’appuyer sur ce qui a marché de positif et travailler sur les petits détails qui manquent encore à cette équipe. Mais ce bonus défensif récolté en fin de partie montre qu’il y a du progrès, sans cesse.

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