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Le Team Grand Sud cyclisme féminin Nîmes-Montpellier vise le Tour de France 2030 avec un recrutement international ambitieux
Camille Laurent, du duathlon au cyclisme. Tommy Zaferes / World triathlon

Des nouvelles coureuses, un nouveau staff, la découverte d’un niveau supérieur. Après avoir tout gagné en DN2, le Team Grand Sud cyclisme féminin Nîmes-Montpellier s’attendait à ce que la saison 2026 soit plus difficile.

"On savait ce qu’il allait se passer sportivement. Il n’y a pas eu de miracles, mais il y a eu quand même de belles choses. Les filles se sont bien battues, ont bien progressé sur leur comportement, sur la lecture de course, au niveau des placements. Certaines ont plutôt bien figuré, dont Cynthia Boivinet. On a participé à des courses dures où les filles se sont confrontées à du bon niveau. C’est très formateur", résume Bruno Bonniol, le manager général.

Un recrutement international

Après cette année de découverte, la formation nîmo-montpelliéraine veut changer de braquet et a commencé à annoncer des recrues pour l’année prochaine. "On a essayé de monter une équipe qui puisse être sur la tête de course. On a un recrutement qui ne se veut plus international avec des coureuses d’expérience. En France, quasiment tout le monde a piqué à tout le monde. Donc, on a cherché à l’étranger et là, il y a de la demande. On a été sollicités aussi. Après, on a quand même un projet à présenter aussi…" Et pour cause, le Team Grand Sud cyclisme féminin Nîmes- Montpellier vise le Tour de France en 2030.

Pour monter en puissance vers cet objectif, il a été rejoint par Camille Laurent, 23 ans, championne du monde de duathlon avec le club de La Grande-Motte et Rozenn Prigent, 24 ans, elle aussi duathlète, mais aussi Lola Pelardy, 21 ans. Le recrutement est également international avec les signatures des Canadiennes Skye Pellerin, 24 ans, qui a déjà disputé des courses pros, Émilie Tessier, 18 ans, qui a marché sur le Tour de l’Abtibi et Elodie Malois, 18 ans, championne du monde sur piste et sur route. La Neo-Zélandaise Sophie Maxwell, 19 ans, qui a remporté des titres nationaux sur piste et a été médaillée contre-la-montre en juniors, rejoint également l’équipe, tout comme Akari Kobayashi, 25 ans, championne du Japon sur route en 2025 et 2026.

Des Boucles gardoises comme projet

Tout cela s’accompagne d’une collaboration avec l’équipe professionnelle Mayenne Monbana My Pie avec qui un stage de présaison en Espagne pourrait être partagé. S’approcher et côtoyer le très haut niveau, quoi de mieux pour progresser sur tous les plans. Le Team Grand Sud cyclisme féminin Nîmes-Montpellier va donc renforcer son staff afin d’avoir deux équipes, une sur les courses de DN1 et l’autre sur des compétitions régionales afin de garder le rythme.

"On va avoir un superviseur sur la partie haute performance. L’objectif, c’est qu’il puisse coordonner l’ensemble des coachs parce qu’aujourd’hui, nos filles sont toutes accompagnées individuellement", détaille Bruno Bonniol dont la structure va continuer le partenariat avec les cycles Winspace.

Un développement qui va aussi passer par l’organisation d’une course si le budget est bouclé. "Ça serait des Boucles gardoises, la première quinzaine de mars avec des Élites nationales sur un samedi et un dimanche avec trois étapes, dont un contre-la monde par équipe."

L’ambition est grande pour le Team Grand Sud cyclisme féminin Nîmes-Montpellier mais le projet se construit patiemment.

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