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Lewis Hamilton estime qu'il aurait pu disputer le podium à Max Verstappen au Grand Prix des États-Unis. Mais les difficultés de sa Ferrari en début de course lui ont coûté cher.
Lewis Hamilton est passé tout près d'un nouveau podium lors du Grand Prix des États-Unis. Quatrième à Austin, le septuple champion du monde a terminé à seulement 1,020 seconde de Max Verstappen, après une spectaculaire remontée dans les derniers tours au volant de sa Ferrari.
Le Britannique estime toutefois que ses chances de dépasser le pilote Red Bull ont surtout été compromises par les difficultés rencontrées lors des deux premiers relais. Malgré une voiture enfin compétitive en fin de course, Hamilton n'a pas disposé de suffisamment de temps pour attaquer Verstappen, notamment à cause d'une voiture de sécurité virtuelle tardive.
Dans le dernier relais du Grand Prix des États-Unis, Lewis Hamilton disposait de pneumatiques plus frais que Max Verstappen. Le pilote Ferrari a progressivement réduit son retard sur le Néerlandais, profitant du bon comportement de ses pneus durs pour revenir à portée de la troisième place.
Après avoir dépassé Lando Norris, Hamilton semblait en mesure de poursuivre sa remontée et de menacer Verstappen dans les derniers tours. Mais l'immobilisation de la Cadillac de Valtteri Bottas a provoqué une voiture de sécurité virtuelle, réduisant considérablement le nombre de tours disponibles pour tenter une attaque.
Interrogé sur les conséquences de cette neutralisation, Hamilton reconnaît qu'il aurait probablement pu engager un duel avec le quadruple champion du monde. Il refuse néanmoins de considérer cet incident comme la principale raison de son échec.
"Je pense que j'aurais probablement pu me battre un peu avec Max dans les deux derniers tours. Cela aurait été génial, mais tout cela est surtout la conséquence de mes deux premiers relais, pendant lesquels j'ai perdu beaucoup trop de temps."
La neutralisation a donc offert un répit bienvenu à Verstappen, qui a finalement conservé la troisième place. Hamilton a franchi la ligne d'arrivée à un peu plus d'une seconde de son rival, sans avoir réellement eu l'occasion de tenter un dépassement.
Pour Lewis Hamilton, le véritable problème remonte au début du Grand Prix, lorsque sa SF-26 souffrait d'un important sous-virage. Le Britannique peinait à faire tourner sa monoplace dans les virages, ce qui l'empêchait de maintenir le rythme des pilotes qui le précédaient.
Cette difficulté a persisté pendant les deux premiers relais, obligeant Ferrari à travailler sur le comportement de la voiture au fil des arrêts aux stands. Ce n'est qu'au cours du dernier relais que Hamilton a finalement retrouvé une monoplace suffisamment équilibrée pour attaquer.
"J'ai perdu énormément de terrain et je ne peux pas me permettre de laisser autant de temps à mes adversaires à l'avenir. Je suis vraiment satisfait de ma manière de piloter, mais il nous a fallu deux relais entiers pour réussir à faire tourner cette voiture. Dès qu'elle a commencé à mieux réagir dans le troisième relais, j'ai retrouvé le rythme des pilotes devant moi."
Ce changement de comportement explique la nette amélioration de ses performances en fin de course. Hamilton a alors pu réduire son retard sur Verstappen, mais le temps perdu auparavant représentait un handicap trop important.
Le pilote Ferrari souligne également l'écart qui le séparait de Kimi Antonelli, vainqueur de l'épreuve. La Mercedes de l'Italien disposait d'un rythme particulièrement élevé, ce qui rendait toute remontée vers les premières positions encore plus difficile.
"Il y avait dix-huit secondes d'écart avec Antonelli devant, et ces pilotes étaient évidemment très rapides. C'est donc un domaine sur lequel je dois continuer à travailler."
Malgré cette occasion manquée, Lewis Hamilton reste pleinement engagé dans la bataille pour la deuxième place du championnat du monde des pilotes. À l'issue du Grand Prix des États-Unis, quatre pilotes se tiennent désormais en seulement neuf points.
George Russell occupe actuellement la deuxième position, mais Max Verstappen, Lewis Hamilton et Charles Leclerc restent tous à portée. Le résultat d'Austin a ainsi contribué à resserrer davantage cette lutte, alors que cinq Grands Prix figurent encore au calendrier.
Pour Hamilton, l'enjeu sera désormais de retrouver dès le début des courses le niveau de performance affiché lors de son dernier relais à Austin. Ferrari devra notamment résoudre les problèmes de sous-virage qui ont empêché le Britannique d'exploiter pleinement le potentiel de sa monoplace.
Le septuple champion du monde peut néanmoins retenir sa bonne fin de course et sa capacité à revenir sur Verstappen. Une performance encourageante, même si Hamilton sait qu'il ne pourra pas systématiquement compenser deux relais difficiles par une remontée dans les derniers tours.