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Huit joueurs de l’effectif 2025-2026 de Saint-Jean-d’Illac, qui a terminé 2e du championnat, sont partis sous d’autres cieux, sept nouveaux joueurs sont arrivés à l’intersaison. Pour Romain Sellier, l’entraîneur, c’est un puzzle à reconstituer
Les fidèles de la Ruche, le surnom de la salle Pierre-Favre de Saint-Jean-d’Illac, ne vont pas beaucoup reconnaître leur équipe, deuxième meilleure formation de cette Ligue B derrière Royan. Les envies d’ailleurs sous des cieux plus rémunérateurs ont accompagné huit éléments, tous plus ou moins titulaires, de la saison passée. Forcé...
Les fidèles de la Ruche, le surnom de la salle Pierre-Favre de Saint-Jean-d’Illac, ne vont pas beaucoup reconnaître leur équipe, deuxième meilleure formation de cette Ligue B derrière Royan. Les envies d’ailleurs sous des cieux plus rémunérateurs ont accompagné huit éléments, tous plus ou moins titulaires, de la saison passée. Forcément, ça laisse un vide qu’il a fallu combler en dépit d’un budget limité après être passé entre les fourches caudines de la DNACG qui a validé le budget dans un deuxième temps.
Cette fuite des talents, Romain Sellier, l’entraîneur de l’Abeille Girondine, s’y attendait un peu : « Oui, dans le sens où beaucoup de clubs font des propositions à des joueurs qui ont réalisé une super saison. Après, c’est dommage car on a l’un des projets sportifs les plus cohérents en Ligue B. Alors, je pensais que certains auraient peut-être pu faire une année supplémentaire. Peut-être pas un Oussama Ben Romdhane qui voulait vraiment aller voir ailleurs. Avec cet effectif-là il y avait vraiment de quoi s’inscrire sur une deuxième année pour essayer de construire et penser à une accession. Mais comme nos propositions étaient largement inférieures à ce que certains clubs pouvaient proposer, on se doutait que ça allait être difficile de rivaliser ».
Malgré un budget contraint, le club girondin a néanmoins réussi à recruter des joueurs soucieux de bénéficier d’un temps de jeu plus important. Le coach s’en explique : « Il y a beaucoup de joueurs qui voulaient soit être titulaires en France et à qui on le proposait, soit qui voulaient avoir leur première expérience professionnelle. Je pense à Alexandre Gabin, parce qu’il avait dû s’éloigner de la France pour aller jouer au Portugal pour sa première saison en pro. Donc, on a contacté des profils dont on savait qu’ils allaient rentrer dans notre budget et qui, soit voulaient retrouver une place de titulaire, soit voulaient avoir leur première expérience. Même un Ronald Jiménez qui, pour le coup, est beaucoup plus expérimenté, sa volonté, c’était de se rapprocher de sa femme et de sa famille en France, donc ça n’a pas été si compliqué que ça. Néanmoins, il faut quand même, avec un budget limité, imbriquer un petit peu les salaires de chacun pour réussir l’équilibre ».
Avec un effectif renouvelé à plus de 80 %, Romain Sellier se retrouve devant un puzzle à reconstruire : « Si les trois ou quatre qui sont restés essaient d’impliquer tout le monde dans la philosophie de jeu, l’identité qui a été mise en place l’an dernier, on essaie de la faire perdurer. Mais bien sûr, il faut réussir à convaincre tout le monde que c’est la bonne direction ».
Alors qu’il aurait préféré conserver une grosse partie de l’effectif de la saison passée, les mots d’ordre aujourd’hui sont résilience et adaptation : « Pour les gens de l’extérieur, le recrutement c’est toujours top, alors que pour un entraîneur, c’est plus un casse-tête de devoir réussir à transmettre son message à l’ensemble des nouveaux. Donc est-ce que ça me convient… on s’adapte. Cela étant, il y a deux ou trois joueurs sur certains postes qui sont vraiment bien, c’est intéressant ce qu’on a réussi à recruter ».
Saint-Quentin - Saint-Jean-d’Illac, ce samedi à 19 h 30.