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Lewis Hamilton ne ferait plus confiance à Ferrari : une discussion difficile s'impose
Lewis Hamilton ne ferait plus confiance à Ferrari : une discussion difficile s'impose

Après deux Grands Prix marqués par des désaccords stratégiques, Bernie Collins estime que Lewis Hamilton a perdu confiance dans les décisions de Ferrari.

La relation entre Lewis Hamilton et Ferrari traverse une période délicate. Après deux Grands Prix consécutifs marqués par des désaccords stratégiques, l'ancienne stratège d'Aston Martin Bernie Collins s'interroge sur la confiance que le septuple champion du monde accorde désormais à son équipe.

À Singapour, Hamilton a ignoré ou manqué un appel aux stands sous régime de voiture de sécurité virtuelle, compromettant ses chances de podium. Une semaine après un différend similaire en Malaisie, cet épisode pousse Collins à réclamer une discussion approfondie entre le Britannique, ses ingénieurs et la direction de Ferrari.

"Lewis ne fait plus confiance à cette équipe"

Le Grand Prix de Singapour a mis en évidence les difficultés de communication entre Hamilton et le muret des stands de Ferrari.

Alors qu'une voiture de sécurité virtuelle était déployée, l'équipe italienne a demandé au Britannique de rentrer aux stands. Mais Hamilton a poursuivi sa course, laissant passer une occasion stratégique importante.

Fred Vasseur a confirmé après l'épreuve que l'instruction avait bien été transmise, sans pouvoir déterminer si son pilote avait manqué l'entrée des stands ou volontairement ignoré l'appel.

Sur le podcast Sky F1, Bernie Collins estime que cet incident révèle un problème plus profond.

"Fred Vasseur a confirmé qu'ils lui avaient demandé de rentrer. Lewis a manqué l'entrée des stands ou ignoré l'appel, selon la manière dont on veut interpréter les choses. Mais un pilote de l'envergure de Lewis n'oublie pas de faire un arrêt. Il a donc soit décidé de ne pas rentrer, soit reçu l'instruction trop tard. Quoi qu'il en soit, ce moment était crucial pour sa course."

L'ancienne stratège rappelle qu'une situation comparable s'était déjà produite lors du Grand Prix de Malaisie.

Deux Grands Prix, deux désaccords stratégiques

En Malaisie, Ferrari avait choisi de faire partir Hamilton avec des pneus pour piste sèche avant de lui demander de passer aux intermédiaires.

Le Britannique avait alors contesté cette décision, estimant préférable de conserver ses pneumatiques.

Une discussion animée s'était engagée avec son équipe, Hamilton choisissant finalement de rester en piste.

Pour Collins, la répétition de ces désaccords est particulièrement révélatrice.

"Si nous revenons une semaine en arrière, en Malaisie, nous avons observé le même manque de confiance, faute d'un meilleur terme. Lewis a contesté la décision de passer aux intermédiaires, estimant qu'il fallait poursuivre avec les pneus déjà montés. Il a eu une discussion assez tendue avec le muret des stands et a finalement conservé ses pneus. Cela montre, de manière plus générale, que Lewis ne fait pas confiance à Ferrari."

À Singapour, les conséquences ont été particulièrement visibles.

Charles Leclerc a respecté l'instruction de rentrer aux stands sous voiture de sécurité virtuelle et a terminé deuxième, derrière Max Verstappen.

Hamilton, lui, a franchi la ligne d'arrivée en sixième position, à plus de 53 secondes du vainqueur, après avoir laissé échapper une possibilité de podium.

Le Britannique a ensuite publiquement assumé sa responsabilité, reconnaissant que l'erreur venait de lui et non d'un problème de communication au sein de l'équipe.

Une discussion indispensable avant les prochaines courses

Malgré cette reconnaissance de responsabilité, Bernie Collins considère que Ferrari doit rapidement clarifier son fonctionnement avec Hamilton.

Selon elle, les décisions stratégiques prises sous voiture de sécurité virtuelle nécessitent une réaction immédiate, sans laisser le temps à de longues discussions entre le pilote et ses ingénieurs.

"Il remet leurs décisions en question. Mais dans une situation où il faut décider très rapidement, comme sous voiture de sécurité virtuelle, il n'y a pas le temps de débattre de ce qu'il pense ou des raisons pour lesquelles il est d'accord ou non."

Collins souligne également que Ferrari aurait pu envisager une autre stratégie après avoir manqué la première occasion de s'arrêter.

D'après son analyse, un arrêt ultérieur aurait encore pu permettre à Hamilton de terminer devant Oscar Piastri. L'équipe a toutefois préféré prolonger son relais dans l'espoir d'une nouvelle intervention de la voiture de sécurité.

Une succession de choix que l'ancienne stratège juge contestables.

"Je pense que plusieurs décisions auraient dû être prises différemment. Lewis et ses ingénieurs, l'équipe stratégique ou Fred Vasseur doivent avoir une discussion très difficile, avec toutes les personnes concernées. Ils doivent se demander : où se situe la confiance lorsque nous prenons ces décisions ? Quel est le protocole à suivre et pourquoi ?"

Pour Collins, le problème ne se limite donc pas à une erreur ponctuelle commise à Singapour.

Il concerne surtout la capacité de Hamilton et Ferrari à prendre des décisions communes dans des situations où chaque seconde compte.

Sans une confiance mutuelle retrouvée, le septuple champion du monde risque de continuer à perdre de précieuses occasions, même lorsque sa monoplace lui permet de viser les premières places.

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