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Landes. « Un rêve d’enfant » : les footballeurs du Stade Montois reviennent sur leur match face aux Girondins

Habitués des pelouses de Régional 1, les amateurs montois ont joué devant plus de 11 000 spectateurs dimanche dernier à Bordeaux. Un souvenir inoubliable

Brandon Moenza a célébré son but devant le virage Sud du stade Atlantique.

Un record en tribune, dans le sixième plus grand stade de France, principalement dû au retour à la compétition des Girondins, remis en selle après des mois...

Un record en tribune, dans le sixième plus grand stade de France, principalement dû au retour à la compétition des Girondins, remis en selle après des mois de bras de fer judiciaire et d’ennuis financiers. Actuel septième de Régional 1, l’effectif montois est plutôt habitué à faire face à 300 spectateurs maximum.

« Un plaisir total »

« Il y avait beaucoup de bruit et on n’est pas habitué à ça. C’était même difficile de parler avec un coéquipier à 5 mètres de soi », narre Brandon Moenza, 30 ans. Militaire à la BA 118 la semaine, buteur le dimanche : c’est lui qui a ouvert le score coté montois. Un but splendide en contre-attaque pour venir célébrer devant le virage sud de l’antre bordelaise. « J’étais très content, tous mes proches étaient au stade ou devant leur télévision. Après, le score n’a pas tenu, mais ça fait partie du football », concède Brandon Moenza.

« Je ne pensais pas refaire un match dans ce genre d’ambiance dans ma carrière »

Une rencontre, dans un stade de 42 000 places, au parfum du football professionnel. Paul Maisonneuve, capitaine montois de 39 ans, connaît ces ambiances : il a évolué au niveau professionnel. « J’ai déjà connu ça, mais je ne pensais pas refaire un match dans ce genre d’ambiance dans ma carrière. C’était un plaisir total. On aurait aimé ramener un point, mais je suis content de l’image qu’on a montrée », savoure le footballeur, au club depuis trois ans, qui a déjà joué contre le Paris Saint-Germain avec le Pau FC (2020).

Un adversaire connu

Six fois champion de France : forcément, le club bordelais attire l’attention jusque dans les rangs de l’effectif montois. Tao Belabdi, 19 ans, gardien titulaire des Jaune et noir aurait pu jouer, à quelques semaines près, chez l’adversaire au scapulaire. « Cet été, j’ai fait un essai de dix jours à Bordeaux. Le souhait du club, c’était que je joue chez eux, mais leur problème économique et leur avenir incertain ont compliqué les choses », confie le jeune portier né à Mont-de-Marsan. Il connaissait donc une grande partie de l’effectif contre qui il a joué dimanche dernier.

« C’est un souvenir qui restera gravé longtemps dans ma mémoire »

Il garde de bons souvenirs de ce duel : « Forcément les Girondins, c’est un club historique dans la région. C’était spécial en deuxième mi-temps d’avoir un mur de supporteurs derrière les cages, mais je n’étais pas impressionné. C’est un souvenir qui restera gravé longtemps dans ma mémoire. »

Au bord du terrain, Benjamin Fouiller, entraîneur des gardiens, connaît bien le club qu’il a affronté. « Je suis un fan de Bordeaux, donc forcément ce match avait une saveur particulière. C’était un peu un rêve d’enfant que de faire un match dans ce stade avec ses supporteurs », glisse le technicien landais. Dans le vacarme des tribunes, impossible de se faire entendre sans crier. Benjamin Fouiller avoue s’être égosillé pour passer ses consignes, aux côtés d’Antoine Abrassart, l’entraîneur principal.

Prochain match pour le Stade Montois face au FC Marmande 47, le 31 octobre à 19 heures, au stade de l’Argenté.
Prochain match pour le Stade Montois face au FC Marmande 47, le 31 octobre à 19 heures, au stade de l’Argenté.

Fête du football landais

En dehors du carré vert, la rencontre reflète aussi une très bonne expérience pour le Stade Montois Football. « On a reçu un accueil irréprochable. Grande élégance de la part de la direction des Girondins. Ils se sont même souciés des conditions de notre trajet retour », relate Cyriaque Laporte, le président.

À l’origine, c’est Bordeaux qui devait venir dans les Landes. Mais la rencontre a été inversée, puis repoussée pour des questions de sécurité et d’organisation. La saison est encore longue, mais forcément, le match retour à la maison trotte dans les têtes des joueurs et du staff. « Il faut que ce soit la fête du football landais », sourit le buteur Brandon Moenza.

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