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Harry Kane n’a jamais été aussi près. Favori des bookmakers anglais pour le Ballon d’Or 2026, remis lundi soir à Londres, l’attaquant du Bayern Munich s’est confié avant la cérémonie, selon des propos relayés par Foot Mercato. Et derrière le calme apparent du capitaine anglais, on devine une famille sur les nerfs.
« Il est évident que lundi pourrait être une soirée spéciale. Je pense que ma femme préférerait être au courant et ma famille est très stressée. Je ne peux rien faire à part profiter du moment. »
Face à Thierry Henry, au micro de CBS Sports, Kane est allé plus loin. L’Anglais, longtemps perçu comme le grand oublié des distinctions individuelles, ne joue plus la fausse modestie.
« Ce serait incroyable. Le résultat ? Je n’en ai aucune idée. Évidemment, j’adorerais pouvoir accomplir quelque chose comme ça. Ce serait une étape énorme dans ma carrière, c’est certain. »
Les votes sont clos depuis fin septembre. Le verdict, lui, tombera lundi vers 23 heures. Autrement dit, tout est déjà joué. Mais personne ne sait encore pour qui.
Sur le terrain, Kane fait tout pour rester dans les têtes. Mercredi soir, contre Arsenal en Ligue des Champions (2-2), il a marqué, délivré une passe décisive et tiré les six mètres de son équipe. Élu homme du match par la rédaction de Foot Mercato, il affiche des statistiques vertigineuses cette saison : dix buts et sept passes décisives en onze matchs toutes compétitions confondues.
Une régularité de métronome, qui a fait de lui l’un des attaquants les plus redoutés d’Europe depuis son arrivée en Bavière. Celui qu’on disait maudit, sans trophée majeur pendant des années à Tottenham, a enfin trouvé à Munich la vitrine qui lui manquait.
Rien n’est fait pour autant. La liste des prétendants donne le tournis : Lamine Yamal, Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, tenant du titre, Khvicha Kvaratskhelia, Rodri, Fabián Ruiz ou encore Michael Olise. Le Real Madrid, de son côté, a mis fin à son boycott de la cérémonie, signe que la Maison Blanche croit aussi en ses chances.
Pour Kane, l’enjeu dépasse la simple récompense. Un Ballon d’Or viendrait couronner une carrière immense, souvent sous-estimée faute de titres collectifs. Ce serait aussi le premier Anglais sacré depuis Michael Owen en 2001. Rarement un attaquant aussi prolifique aura attendu aussi longtemps une telle reconnaissance.
Son entourage, lui, vit chaque rumeur comme un ascenseur émotionnel. Les messages affluent, les pronostics se multiplient dans la presse anglaise, et chaque fuite supposée sur le classement fait monter la tension. Kane, de son propre aveu, apprécie chaque message reçu. Mais il sait aussi que l’emballement médiatique ne change rien au vote.
Lundi soir, la famille Kane retiendra son souffle. Lui assure qu’il compte simplement profiter. On a un peu de mal à le croire. Mais après tout, il a déjà fait son travail. Le reste appartient aux votants.