Retour
Il a fallu aménager le calendrier, ce qui oblige le club présidé par Michel Desfontaines à un exil de trois mois durant lequel il jouera les six premiers matchs de la saison à l’extérieur. Le premier rendez-vous sur l’île n’est prévu que le 7 novembre, avec la réception du FC Airvo Saint-Jouin.
La situation, très rare à ce niveau, n’a pas douché...
Il a fallu aménager le calendrier, ce qui oblige le club présidé par Michel Desfontaines à un exil de trois mois durant lequel il jouera les six premiers matchs de la saison à l’extérieur. Le premier rendez-vous sur l’île n’est prévu que le 7 novembre, avec la réception du FC Airvo Saint-Jouin.
La situation, très rare à ce niveau, n’a pas douché les ambitions ni altéré les performances des hommes de Sébastien Le Lan, qui ont remporté leurs trois premiers rendez-vous, avant un malheureux écart à Linars qui pourrait avoir de lourdes conséquences (2-1). Le week-end dernier a en effet mal tourné avec l’exclusion du gardien de but Maxime Lamoureux pour une intervention de la main hors de sa surface (30e, alors que le score était 0-0), puis celle de l’attaquant Téo Blanc (36e).
Même s’il était précédé d’une flatteuse réputation, tout n’avait pas été simple pour le coach depuis son arrivée à l’été 2025 en provenance d’Aunis Avenir. L’exercice 2025-2026 avait même débuté par un incroyable enchaînement de sept défaites, avant un brillant rétablissement et un maintien finalement plein de promesses. Cet été, les dirigeants lui ont demandé d’étendre son influence au pôle seniors et de dresser un bilan de l’effectif avec la mission de le bonifier. « L’expérience de la première saison a été importante, j’ai notamment pu cibler nos manques et nos faiblesses et déterminer sur quel secteur appuyer le recrutement », remarque-t-il.
L’arrêt de Jordan Merzaud, habituel buteur, obligeait le coach à se concentrer sur ce poste. « Téo Blanc, que je connaissais pour l’avoir coaché à Aunis Avenir, est arrivé de Nieul-sur-Mer. Il est craint des adversaires, avec un impact sur les défenses. »
Il a aussi fallu sécuriser le secteur défensif. Et là aussi, Sébastien Le Lan est sous le charme de ses joueurs. À 36 ans, Hugo Diandy est la clé de voûte, une sorte de phare de Ré. « C’est un patron, » confirme le coach, qui a renforcé sa charnière centrale, avec les arrivées d’Enzo Bernier (Dompierre Sainte-Soulle) et de Romain Gibert (Nieul-sur-Mer).
« Il était ma piste prioritaire à ce poste. Il avait joué son premier match avec Nieul contre nous. Il coche toutes les cases. Il a la finesse technique, la lecture du jeu, la précision dans ses interventions, il est grand, costaud… »
Dans les buts, « Maxime Lamoureux à l’âme d’un capitaine. Je n’avais jamais travaillé avec un gardien de but aussi complet. »
Et au milieu de terrain ? La déclaration d’amour continue. Killian Guignet est arrivé d’Aunis Avenir. « Il est très précieux dans un rôle de milieu costaud et créateur. » Dans le cœur du jeu, l’ancien rochefortais Ibrahima Sow apporte un nécessaire équilibre tactique. « C’est un travailleur de l’ombre. À la perte du ballon, on augmente l’intensité physique pour le récupérer. Il permet de déclencher le contre-pressing en fonction de la zone où se trouve le ballon. »
Le début de saison confirme que cette équipe peut espérer jouer les trouble-fêtes. « Nous avons un groupe équilibré, sain et soudé, avec l’objectif d’avoir une identité et un vrai style de jeu. Notre ambition est de rester dans le bon wagon, de jouer le haut du tableau le plus longtemps possible, » conclut Sébastien Le Lan.