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C’est désormais le berceau de l’empire inca qui connaît le plus d’activité taurine pendant l’hiver. La feria de Lima va en être le principal attrait avec de célèbres élevages espagnols
La fermeture d’arènes comme Mexico – les plus grandes du monde –, Quito, Bogotá ou Caracas a privé de corridas des capitales américaines, mais Lima, avec ses arènes bicentenaires d’Acho, en est l’exception.
Dès ce week-end commence la feria du Christ aux Miracles (Señor de los Milagros) qui aura la particularité de voir courir des toros d’élevages espagnols parmi les meilleurs. Cela n’est pas sans contraintes pour les organisateurs, les toros devant respecter une quarantaine avant leur embarquement en avion, et une autre quarantaine à leur arrivée en terre péruvienne. Autant prévoir des délais suffisants…
Le dimanche 18 octobre, trois matadors banderilleros, El Fandi, Jesús Enrique Colombo et Ismael Martín, affronteront des toros salmantins portant le fer de Montalvo. Le 24 octobre, les toros proviendront également du Campo Charro et arboreront la devise du Puerto de San Lorenzo, avec à l’affiche un trio de matadors espagnols constitué par Fernando Adrián, Tomás Rufo et l’un des grands triomphateurs de la saison, David de Miranda.
Le lendemain, dimanche 25 octobre, les arènes de Lima verront pour la première fois courir des exemplaires de la célèbre ganadería de Victorino Martín avec Morenito de Aranda, Román et le Péruvien Joaquín Galdós. Le 31 octobre, un autre Péruvien sera en vedette, Andrés Roca Rey. Il alternera avec Manzanares, Talavante et son compatriote Galdós pour se partager les combats de huit toros de Torrealta. La corrida de clôture, le 1er novembre, proposera un « mano a mano » entre Sébastien Castella et Andrés Roca Rey face aux pensionnaires de Núñez del Cuvillo.
Lima n’est que la capitale, car le Pérou déborde d’activité taurine dans de nombreuses arènes, comme ce fut le cas encore la semaine dernière à Cajabamba, Huari, Ticipampa… et totalise plus de 700 spectacles taurins dans l’année.
Il y aura également en novembre et décembre des corridas au Mexique et en Équateur, mais l’incertitude plane sur l’avenir taurin de la Colombie suite à l’interdiction votée par le Parlement de ce pays en 2025, les programmes des traditionnelles ferias de Cali et de Manizales en janvier n’ayant toujours pas été annoncés.