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Ce n’est plus un simple murmure de couloir. Après les révélations de L’Équipe ce mercredi, Stéphane Richard a mis fin à toute ambiguïté auprès de l’AFP : l’Olympique de Marseille veut bien quitter la Commanderie. Le président parle d’un projet « critique », sur lequel il entend « mettre le paquet », et il reconnaît qu’un site a déjà été identifié. Dans la bouche d’un dirigeant, ce vocabulaire dit une chose : le dossier a quitté le stade de l’idée pour devenir une priorité.
Reste l’ampleur de la facture, estimée à 70 millions d’euros. Pour un club qui jongle en permanence entre ambitions sportives et contraintes financières, c’est un engagement de long terme, presque un pari sur l’avenir. Mais c’est aussi un aveu : la Commanderie, symbole historique de l’OM, ne répond plus aux exigences d’un club qui veut se structurer, former mieux et attirer des profils plus haut de gamme. Aucun calendrier n’a été avancé, ce qui invite à la prudence sur les délais.
Sur le terrain de la localisation, c’est La Tribune Olympienne qui avance un nom : Trets, à une quarantaine de kilomètres de Marseille. L’indice repose sur une délibération de la Métropole du 6 octobre 2026, qui ouvre à l’urbanisation la zone de la Burlière. Le document ne cite pas l’OM, et c’est là toute la limite de l’exercice : on est devant une piste sérieuse, pas devant une confirmation. Le projet évoqué comprendrait six terrains répartis sur deux plaines, plusieurs bâtiments et des hébergements pour les sportifs.
ℹ️ Le futur centre d'entraînement ET de formation de l'OM devrait effectivement se situer sur Trets.
📄 Ci-dessous, l'extrait d'une délibération de la Métropole du 6 octobre 2026, qui acte l'ouverture à l'urbanisation de la zone du quartier de la Burlière, à Trets. L'OM n'est… pic.twitter.com/xelV6HuvF2
— La Tribune Olympienne (@LaTribuneOM) October 22, 2026
La suite se jouera sur le front administratif. La consultation publique serait close, et de prochaines étapes pourraient intervenir en décembre, avec une éventuelle validation des modifications du plan local d’urbanisme. Il faudra ensuite boucler le financement, puis lancer la construction. Reste aussi une question que les supporters ne manqueront pas de poser : quarante kilomètres, c’est une vraie distance pour un club si attaché à son ancrage marseillais. L’OM devra convaincre que la modernité et l’identité peuvent faire route ensemble.