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Basket Landes. « On est plutôt là où on veut être » : Céline Dumerc dresse un premier bilan avant la réception à haut risque de Bourges

Quatre jours après avoir chuté pour la première fois de la saison à domicile, les Landaises vont de nouveau avoir fort à faire à l’occasion de la réception de Bourges, ce dimanche (15 heures). Leur directrice sportive Céline Dumerc se confie avant un match à ne pas manquer

Céline Dumerc préfère s’attacher à l’évolution du groupe landais plus qu’au contenu à proprement parler alors que l’avant-saison a perturbé la mise en place du puzzle.

Quel regard portez-vous sur le début de saison de Basket Landes (1) ?

Il y a plein de facteurs qui font que, ce début de saison, on navigue encore un petit peu à vue. Mais on est plutôt là où on veut être. Chacune doit trouver...

Quel regard portez-vous sur le début de saison de Basket Landes (1) ?

Il y a plein de facteurs qui font que, ce début de saison, on navigue encore un petit peu à vue. Mais on est plutôt là où on veut être. Chacune doit trouver sa place dans ce nouveau collectif. Certaines sont arrivées très tard, d’autres sont là depuis le début, d’autres sont parties au milieu… Ça a été une préparation très particulière et malgré tout, tout de suite, des choses intéressantes se sont mises en place. Et surtout, ce que j’ai envie de retenir, c’est l’évolution à chaque match, sur des points qui ont été détaillés par le staff. L’équipe se construit et prend forme. C’est ça qui est important et qui fera qu’on pourra voyager longtemps.

Et voilà donc Bourges, un match qui est en passe de devenir un classique du championnat de France féminin. Comment le percevez-vous ?

Oui, c’est une affiche particulière, de celles qui sont marquantes maintenant. En revanche, je n’ai pas vraiment la notion de « classico », que l’on va peut-être plus ressentir au moment d’une finale. On n’en est encore qu’au début de saison. C’est plutôt tout l’environnement qui dit : « Ah ouais, c’est un Basket Landes - Bourges, un Bourges - Basket Landes ». La force de Basket Landes, c’est de savoir qui on est, nous. Et peu importe l’adversaire. Nous, on va respecter Bourges comme on va respecter La Tronche, comme on va respecter Villeneuve-d’Ascq. Il n’y a donc pas de pression particulière. C’est avant tout un match à la maison, donc un match important, avec des points à gratter.

Est-ce toujours une émotion à part pour vous d’affronter Bourges ?

Oui, parce que c’est le club avec lequel j’ai passé le plus de temps. C’est quand même un club très particulier pour moi, même si les personnes ont changé, le groupe a changé. Mais ça reste le club qui m’a permis d’avoir la carrière que j’ai eue.

S’il ne fallait retenir que les trois souvenirs les plus marquants de ces 11 années, quels seraient-ils ?

Mon premier titre de champion de France (en 2006, NDLR), qu’on a joué à Valenciennes. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que gagner avait de l’importance, mais qu’en même temps ça n’avait rien changé, j’avais le même investissement. Ça m’a vachement appris à relativiser. Gagner ou perdre… À partir de là, je me suis dit que c’était plus le chemin qui m’importait que la destination.

L’autre moment qui m’a marquée, c’est la sortie de terre de ce nouveau Prado (en 2015). Je n’ai pas eu la chance d’y jouer beaucoup, mais l’endroit est incroyable. À ce moment-là, avoir un outil comme ça pour travailler avec la salle de muscu à côté, tout ce qui est récupération, sauna, bain froid, jacuzzi… C’était le top et je trouve qu’ils ont été précurseurs dans ce domaine.

Le troisième souvenir, c’est plus une petite blagounette : au moment où j’étais à Bourges, je n’aimais pas le vin. Donc je me suis raté de sacrées bonnes bouteilles de Sancerre (rires). Mais en même temps. je me dis que si j’avais aimé le vin à cette époque-là, je n’aurais peut-être pas fait la carrière que j’ai faite (rires).

En parlant de carrière, auriez-vous pu devenir directrice sportive à Bourges plutôt qu’à Basket Landes ?

Après Ekaterinbourg (2009-2011, NDLR), quand je reviens la deuxième fois, je signe un contrat de cinq ans avec l’optique de peut-être rester au club. Cela n’avait pas été formulé de cette manière, il n’y avait pas de directeur sportif à ce moment-là, mais l’idée était de rester au club. Mais au bout de deux ou trois ans, je me suis dit que ce n’était peut-être pas l’endroit où j’avais envie de vivre pour le reste de ma vie parce que je suis quand même ancrée Sud-Ouest. Ma vie personnelle aussi m’a amenée plutôt à rentrer dans le Sud-Ouest. Donc c’est sorti tout doucement de mon futur.

Que vous inspirent ces Tango 2026-2027 ?

C’est une équipe assez solide physiquement, peut-être avec un style de jeu un peu différent, à voir sur la longueur… Honnêtement, je ne les ai pas suffisamment vues jouer pour avoir une opinion très précise. Mais, de toute manière, Bourges, c’est toujours une équipe difficile à jouer. Sur la durée du match, la clé sera de voir comment on arrive, avec notre intensité, à les faire déjouer. Car elles aussi, elles peuvent nous impacter physiquement. Donc à nous de trouver le subterfuge et d’avoir l’énergie pour les contrer.

Un petit mot sur Clarince Djaldi-Tabdi, ancienne capitaine de Basket Landes, qui fera son retour à Mitterrand dimanche après-midi dans le camp d’en face…

Ça fait toujours plaisir de voir revenir celles qui sont passées par chez nous. Je pense que ça doit lui faire quelque chose de rentrer à la maison parce que ce qui est sûr, c’est qu’elle sera applaudie et reçue à la hauteur de ce qu’elle a apporté au club. Moi, j’ai fait l’inverse, j’adorais venir ici en tant qu’adversaire avant d’y jouer. Mais quand tu reviens, ça doit représenter quelque chose de fort. Chacune part pour des raisons qui lui sont propres, que ce soit le club qui ne veut pas te garder ou parce qu’on a d’autres projets, mais il n’y a jamais eu de départ en forme de clash. Donc elles sont toutes contentes de revenir et surtout, on est tous contents de les revoir. C’est un moment toujours un peu émouvant.

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