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Handball : Frontignan s’enlise dans une salle Ferrari qui ne fait plus trembler
Dans la tenaille, les Frontignanais n’arrivent toujours pas à avancer. Midi Libre / J.B.

Le gymnase Ferrari, longtemps considéré comme une forteresse imprenable, a désormais des allures de champ de bataille. Et les soldats ont tous un genou à terre.

Ce vendredi, la venue de Massy, avant-dernier du classement, devait absolument permettre au FTHB de décoller enfin après six défaites consécutives. Hélas, on a assez vite compris que la soirée ne se terminerait pas dans la liesse. Ballons perdus, passes dans les pieds, échecs au tir sans pour autant faire briller le gardien adverse… Les signaux d’alarme étaient nombreux, sans parler du score à la mi-temps : 10-16.

L’énergie ne suffit pas

Un problème qui n’a pas été réglé en deuxième mi-temps, même si les “Noir et Or” ont bien tenté de sonner la révolte. « Ce n’est déjà pas facile de trouver des solutions, mais si quand on en trouve on ne marque pas… » Ulrich Chaduteaud avait la mine des mauvais jours après la rencontre. Difficile pour le coach de trouver des circonstances atténuantes : « Quand on reste à dix buts, qu’on ne marque pas pendant les six dernières minutes de la première mi-temps, c’est dur d’avancer. C’est probablement mental mais, en deuxième mi-temps, on a eu plein de solutions. Il y avait moyen de passer à l’énergie, on l’a donnée mais on n’est pas efficaces. »

Et maintenant ?

Voilà donc le FTHB seul derrière tout le monde en Proligue. Et si les solutions manquent sur le terrain, on les cherche également en dehors. « On perd de cinq buts à la maison contre l’avant-dernier. On s’est mis un grand coup de fusil dans les pieds. Ce soir, il manquait Quentin Pugliese et Baptiste Clay, mais c’est la vie d’un groupe. On doit pouvoir s’y adapter. En l’état, je me dis qu’on n’a plus le choix et qu’on doit compléter le groupe pour se donner un coup d’oxygène. Dans la semaine, on s’est dit les choses, on a changé beaucoup de choses dans l’approche du match… On va encore réfléchir mais, si rien ne change, il va falloir faire des miracles. »

À voir le soutien indéfectible des supporters pendant et après la rencontre, l’âme de Ferrari subsiste encore. C’est déjà ça.

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