Retour
Le décès tragique d'Hyron Andrews, vendredi à la veille du match entre La Rochelle et les Lions, a replongé l'entraîneur irlandais des Maritimes Ronan O'Gara dix ans plus tôt, et ce jour pour jour, lorsque son ami Anthony Foley avait trouvé la mort dans des circonstances similaires.
Suivez Sports.fr sur
Comme tout le monde, Ronan O’Gara (49 ans) avait été choqué vendredi en apprenant qu’Hyron Andrews, qui faisait partie du groupe des Lions bâti pour disputer samedi face à La Rochelle au stade Marcel-Deflandre le tout premier match de l’histoire de la franchise en Champions Cup, venait d’être retrouvé mort, enfermé dans sa cabine de douche, visiblement victime d’un arrêt cardio-respiratoire.
L’entraîneur irlandais a d’abord été extrêmement peiné pour le deuxième ligne sud-africain à qui tout le rugby mondial a rendu hommage au cours de ce week-end très sombre. O’Gara l’a d’autant plus mal vécu que le décès tragique d’Andrews l’a immédiatement projeté dix ans plus tôt lorsque, là aussi avant un match de la plus prestigieuse des Coupes d’Europe, Anthony Foley, manager de ce Munster qui s’apprêtait à affronter à Colombes le Racing 92, était décédé, dans sa chambre d’hôtel de Suresnes, dans des circonstances similaires à celles du Sud-Africain des Lions.
L’ancien troisième ligne vedette du club de la province irlandaise faisait partie des amis proches d’O’Gara, membre du staff du Racing 92 à l’époque et longtemps coéquipier de Foley sous les couleurs du Munster. La mort d’Andrews a réouvert une plaie qui n’a toujours pas cicatrisé.
« Depuis dix ans, « Axel » (le surnom d’Anthony Foley) est présent dans mes pensées chaque jour. Il n’est pas question de dixième anniversaire du genre : « Tiens, ça fait dix ans » (…) Depuis que je suis parti en 2013, je suis toujours en déplacement et on s’imagine qu’en retournant à Limerick, on va croiser « Axel ». Mais on ne le verra pas, ce qui ne change rien au fond », a avoué dimanche soir après la victoire face aux Lions de son équipe (31-14) un O’Gara d’autant plus marqué que le décès d’Andrews a eu lieu exactement le même jour que celui de Foley (!). « J’ai trouvé ça tout simplement surréaliste qu’une telle chose se produise un 16 octobre, ça m’a fait un choc. »
Le coach des Maritimes avait été l’un des premiers vendredi après-midi à se rendre à l’hôtel de Sainte-Marie-de-Ré où venait de se dérouler le drame. Il ne pensait pas sur le moment que le match serait maintenu. L’Irlandais était ravi avec du recul d’avoir pu épauler les Lions. Pendant comme en marge de la rencontre.
« J’étais fier d’être le manager de ce club quand j’ai vu les applaudissements à la 5e minute et aussi après le match. On a partagé la douleur des Lions, on a passé du temps avec eux pour leur montrer qu’ils n’étaient pas seuls. C’est le plus important. »