flag
back Retour
Volley-ball (Ligue A féminine). Le match des Burdis reporté au cœur de Bordeaux dévasté
Devant le Palais des Sports de Bordeaux, au moment où l’on aurait dû donner le coup d’envoi du match BMV - Saint-Dié ce samedi.

La préfecture a fait reporter le match de Bordeaux-Mérignac contre Saint-Dié samedi, à cause des incidents en marge des manifestations contre la vie chère

A 19 heures samedi, les joueuses de Bordeaux-Mérignac et Saint-Dié se tenaient debout derrière les grandes baies vitrées du hall du Palais des Sports de Bordeaux, regardant ensemble, médusées et inquiètes, l’incendie gigantesque du cours Alsace-Lorraine, dont les flammes illuminaient les 300 mètres de la rue Ravez. Burdis et Louves é...

A 19 heures samedi, les joueuses de Bordeaux-Mérignac et Saint-Dié se tenaient debout derrière les grandes baies vitrées du hall du Palais des Sports de Bordeaux, regardant ensemble, médusées et inquiètes, l’incendie gigantesque du cours Alsace-Lorraine, dont les flammes illuminaient les 300 mètres de la rue Ravez. Burdis et Louves étaient arrivées à pied, au bout d’un périple difficile, pour tenter d’éviter les détonations assourdissantes, les émeutes dangereuses, les gaz des bombes lacrymogènes qui leur piquaient les yeux et les empêchaient de respirer.

À peine arrivées, elles avaient appris la nouvelle de l’annulation de leur match, sur décision préfectorale, à cause des débordements dévastant les rues de Bordeaux, en marge de la manifestation contre la vie chère. La présidente du BMV, Béatrice Knœpfler, avait été avertie par le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, suppléant la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, dont le domicile avait été envahi.

« Saint-Dié, c’est un match très important, ce sont trois points très précieux à prendre »

Il était trop dangereux de jouer un match dans une salle située au cœur de la guérilla urbaine, à peine à 500 mètres du magasin Décathlon, totalement dévasté, avec un potentiel risque d’invasion et de destruction. Béatrice Knœpfler regrettait cette décision tardive. Elle s’était inquiétée quelques jours auparavant d’un risque potentiel auprès des autorités… Qui n’avaient pas jugé utile de reporter la rencontre.

Les Burdis gagnent une place

Cela aurait pourtant évité un déplacement inutile aux joueuses de Saint-Dié, dont le budget, extrêmement serré, ne permet guère les dépenses supplémentaires. « Un déplacement à Bordeaux nous coûte 9 000 euros, révélait l’entraîneur des Louves, Kevin Kodal. Pour venir ici, on est obligé de prendre l’avion, on va partout ailleurs, en voiture. » Et il n’était pas question de jouer ce samedi. Il n’y a qu’un seul vol pour Strasbourg le dimanche, à 10 heures.

Guillaume Condamin regrettait les événements. Il eût aimé que le match ait lieu pour entretenir la dynamique de son équipe, victorieuse 3-1 à Chamalières mardi. « Saint-Dié, c’est un match très important, ce sont trois points très précieux à prendre », disait-il jeudi. Il ne savait pas alors le bénéfice qu’il y avait à tirer de la soirée. Avec la défaite de Nantes au Cannet (3-0) et de Cannes à Béziers (3-0), son équipe aurait potentiellement pu accéder à la 6e place, si elle avait battu les Louves 3-0 ou 3-1… Les Burdis, 8e, ont néanmoins gagné une place, aux dépens de Nantes, grâce à leur meilleur set-average (0,57 vs 0,56).

La Ligue décidera cette semaine d’une nouvelle date pour ce match. Pour les Burdis, qui iront affronter France Avenir samedi prochain, le danger est que ses joueuses perdent un peu le rythme. Guillaume Condamin fera donc travailler son équipe un peu plus ce lundi, pour préparer au mieux les prochaines échéances. « En novembre, on va jouer les très grosses équipes, ce qui donne un programme délicat jusqu’à début février », prévenait-il.

Vous aimerez peut-être

Rugby (Fédérale 3). Les Coquelicots montéchois prennent seuls la tête dans le match au sommet

LA DÉPÈCHE il y a 32 minutes

Rugby amateur - Fédérale 2 : "Grosse satisfaction sur le caractère qu’on a montré pour aller cher...

LA DÉPÈCHE il y a 6 heures