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ENTRETIEN. Pro D2 : "En termes d'état d'esprit et de stratégie, on est peut-être sur un match référence", savoure Lucas Martins, après le très large succès du SU Agen à Nevers
Lucas Martins et les Agenais ont pris le dessus vendredi.

l'essentiel Le trois-quarts aile portugais, s'il n'a pas marqué, était malgré tout très satisfait de la victoire des Agenais à Nevers. 

Lucas, quel est votre sentiment après cette victoire à Nevers ?

Il y a beaucoup de satisfaction. On était venus ici pour gagner. On avait une stratégie en place. On avait envie d'enclencher une bonne série. C'est notre deuxième victoire de suite, donc c'est hyper positif. On arrive à prendre le bonus, on ne fait pas beaucoup de fautes, on arrive vraiment à mettre le jeu qu'on a voulu mettre en place... Je pense qu'on est restés soudés dans l'état d'esprit. 

Est-ce donc un match référence ?

Dans le jeu, la stratégie, on a vraiment respecté les consignes. On n'a rien lâché du début à la fin. Peut-être qu'en termes d'état d'esprit et de stratégie, on est sur un match référence. On sait qu'on n'a pas produit le plus beau rugby. Il y a eu des conditions météo difficiles aussi, avec le ballon qui glissait. Mais on est restés dans notre stratégie, donc c'est un très bon match.

Le fait que Nevers soit toujours en quête d'un premier succès a-t-il changé votre façon d'aborder cette rencontre ?

Je pense qu'on l'a pris encore plus sérieusement. On connaissait leur calendrier aussi. On savait très bien que, ce match-là, ils voulaient le gagner, qu'ils allaient le cocher et tout donner. On savait aussi que, si on les faisait douter, cela pouvait jouer en notre faveur. C'est ce qu'on a essayé de faire. À la mi-temps, on n'est qu'à 7-0. Ils sont toujours collés à nous. Mais on a réussi à rester devant, à garder notre stratégie, et à ne pas trop s'exposer dans notre camp. Ce qui a fait qu'ils ont perdu des ballons, et eux ont dû s'exposer à jouer et perdre des ballons.

Vous avez aussi su vous nourrir de leurs erreurs...

On voulait les mettre sous pression, parce qu'on savait que, sous pression, ils allaient forcer le jeu. Il y a l'essai de Ramoka qui en est l'illustration. Ils sont dans leur camp. Ils tentent quelque chose. Cela ne fonctionne pas, erreur, et on est opportunistes. On arrive à marquer juste derrière. C'était vraiment dans ce but-là. On voulait vraiment être dans le bras de fer, et le tenir le plus longtemps possible parce que, comme ils sont dans le doute, le fait d'être sous pression, cela allait les faire un peu surjouer. On ne voulait pas s'exposer dans notre camp, et c'est ce qu'on a très bien fait avec les jeux au pied.

Vous ne prenez pas de points en infériorité numérique. On imagine que cela apporte aussi de la confiance...

Oui, on est tous restés très solidaires. On a défendu et joué les uns pour les autres. C'est l'aspect hyper positif. On est vraiment restés solidaires et soudés. Même à quatorze, on arrive à ne pas prendre de points. Lors de la dernière mêlée de la première mi-temps, on a un bras cassé pour nous. On a eu la pièce qui est tombée du bon côté à certains moments, mais on a aussi provoqué cela en étant tous liés les uns aux autres.

Avez-vous été quelque peu piqué par les critiques sur votre défense ?

Non, on avait confiance en notre défense. Malheureusement, on faisait un peu trop de fautes. Les équipes arrivaient plus facilement à rentrer dans notre camp. Ce vendredi, on a fait beaucoup moins de fautes. On a défendu pendant de longues séquences, de longues phases. On voit que, quand on a confiance en notre défense, on est hyper efficaces et on arrive à défendre longtemps sans prendre de points.

Les ballons aériens vous ont aussi souri...

On ne voulait pas leur donner de ballon dans le troisième rideau trop facilement. On sait qu'ils aiment contre-attaquer. Ils ont de très bonnes qualités et de très bons joueurs sur les contre-attaques. On avait ciblé ce secteur de jeu, où on a été plutôt en réussite. Mais c'était ciblé, oui.

Le match contre Nice sera-t-il particulier face à de nombreux anciens partenaires ?

Non, pas forcément. On va le prendre avec tout autant de sérieux, tout autant d'exigence que tous les autres matchs. Même s'il y a d'anciens Agenais, cela ne change pas grand-chose. Au final, maintenant, ils ne le sont plus. Ce qui nous importe cette année et maintenant, c'est le moment présent. Ils seront adversaires vendredi prochain. Ce n'est pas quelque chose qui est important.

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