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Cette année, la concurrence est forte en deuxième ligne là où, l’an dernier, le staff a parfois dû bricoler. Comment vivez-vous cela ? La moindre fenêtre est-elle importante ?
Oui, bien sûr. On en avait déjà parlé avec le staff, c’était un peu une faiblesse les saisons passées, où l’on faisait des saisons à 30, 35 matchs pour pallier certains manques au poste, certaines blessures ou certains manques d’effectif, tout simplement. Cette saison, le club a bien recruté, on est bien à ce poste – à tous les postes de devant, d’ailleurs. C’est plaisant parce que quand tu as ton occasion, tu es à 100 % de tes moyens et tu peux t’exprimer. C’est bénéfique pour le groupe.
« Si l’on n’est pas performant, les coaches ne vont pas se poser beaucoup de questions »
Vos absences sur certaines feuilles de match étaient-elles liées à des pépins physiques, ou au jeu de la concurrence ?
Au jeu de la concurrence, exactement.
Il est d’autant plus intéressant que personne n’a le même profil…
C’est ça, c’est top, on a tous les profils possibles – il nous manque Will (Skelton), en plus, qui va revenir. En fonction de l’adversaire, on peut avoir une deuxième ligne aérienne comme une deuxième ligne terrienne ou un mix des deux. On est vraiment armé à ce poste et c’est une bonne chose, vu le nombre de matchs qu’on joue chaque saison et la dureté de ce championnat…
Cela aide-t-il de ne pas avoir en tête la nécessité d’enchaîner semaine après semaine ?
Je ne sais pas, parce que c’est aussi important d’avoir du rythme. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on peut très bien travailler en semaine, avec deux effectifs complets. On peut bien se faire bosser en sachant très bien que si l’on n’est pas performant, les coaches ne vont pas se poser beaucoup de questions pour nous remplacer vu qu’il y a du monde. C’est stimulant pour tout le monde.
À Lyon, vous vous étiez personnellement mis en évidence en contrant la touche du LOU. Est-ce un secteur sur lequel vous vous retrouvez ?
Oui, bien sûr, on a récupéré des bons profils aériens. On aime ça, on essaie de modifier notre système pour challenger un peu les équipes adverses. C’est mieux, ça peut être encore mieux. C’est à travailler, mais c’est quelque chose qu’on essaie de conserver.
Comment est le contre parisien, justement ?
Il est très bon. C’est une très bonne touche, un très bon pack. C’est un beau défi.
Sentez-vous que votre alignement progresse ?
Oui, surtout depuis le début de saison, qui était très compliqué. On a un nouveau groupe, des nouveaux joueurs. Des mecs comme Salmaan (Moerat) sont rentrés dans le groupe il y a deux semaines, ils sont à l’aise rapidement, ils ont envie de jouer mais un système de touche, c’est un alphabet. Il faut que tout rentre, surtout avec la barrière de la langue. Les mecs font le boulot donc plus ça va, plus c’est fluide. Une fois que tu connais ton rôle, tu peux mettre de l’intensité ; plus ça va avancer, mieux ça va être.