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Il y a des défaites qui se digèrent, et d’autres qui s’invitent dans les conférences de presse comme des questions sans réponse. Celle de Graz, 1-0, appartient à la seconde catégorie : l’OM court toujours après ses premiers points dans la compétition, et Bruno Genesio s’est retrouvé à devoir défendre une composition d’équipe qui a suscité autant de débats que le résultat lui-même. Sa ligne, il l’a livrée sans trembler : il ne regrette rien.
Le discours est cohérent, presque pédagogique. Un groupe d’une vingtaine de joueurs, des matches qui s’enchaînent, des organismes à préserver, et un Nnadi tout juste revenu de blessure qu’on ne jette pas dans le grand bain sans précaution. Sur le papier, la logique tient la route. Mais le football européen se juge rarement sur des intentions, et c’est là que le bât blesse : quand le compteur reste bloqué à zéro, la rotation cesse d’être une stratégie pour devenir un risque assumé, voire un pari.
Genesio plaide aussi pour les jeunes : « Il faut aussi donner la possibilité aux jeunes de s’exprimer. On peut toujours avoir des regrets, mais moi, je n’en ai pas ». Reste que la Ligue Europa n’est pas un laboratoire. Quand les résultats ne suivent pas, l’argument de la formation passe vite pour une justification après coup, surtout dans un stade et une ville qui ne font pas de la patience une vertu cardinale.