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Julia Simon, une page se tourne
Julia Simon (6)

L'hiver dernier a marqué la fin d'un chapitre pour Julia Simon, qui a pris son temps pour lancer un nouveau cycle.

À Munich, lors du tout premier Loop One Festival, Julia Simon a offert un condensé parfait de son tempérament : un orgueil piqué au vif suivi d’une réaction immédiate. Éliminée dès les qualifications le samedi pour trois dixièmes de seconde, la Savoyarde a vite rectifié le tir. Dimanche, elle est en effet allée décrocher la deuxième place du supersprint, derrière l’Italienne Lisa Vittozzi.

« C’était la frustration de ne pas avoir fait un bon travail samedi, surtout que ce n’était pas loin, mais il y a des bonnes choses, a résumé la biathlète des Saisies auprès du Dauphiné. J’ai bien travaillé sur les skis, j’avais des bonnes sensations puisque le plat, c’est vraiment quelque chose qui ne me correspond pas. Techniquement, j’ai appris. »

Cette reprise bavaroise est survenue au terme d’une séquence éreintante. Dans le sillage d’un stage de deux semaines à Ramsau (Autriche), la tricolore a accusé le coup physiquement. Un contrecoup assumé pour celle qui a repris l’entraînement dès le mois de juin. « Je suis quand même contente de rentrer à la maison. Le mois d’octobre a été bien chargé, je sens que je suis fatiguée physiquement. On a fait un gros bloc, avec un peu d’altitude, un peu de volume, c’était très bien. »

« C’était la fin d’un cycle « 

Il faut dire que l’an dernier, la biathlète de 30 ans a connu un grand écart émotionnel, entre le sommet de sa carrière — marquée par trois titres aux JO 2026 de Milan-Cortina — et les turbulences judiciaires hors piste. D’où le besoin d’une vraie coupure au printemps. « J’ai eu besoin de temps pour me reposer. C’était la fin d’un cycle olympique, ça se prépare sur quatre ans. J’avais beaucoup de fatigue liée à la pression qu’on se met. C’était quatre années éprouvantes, mais je me suis vraiment bien relancée. »

Forte de ce vécu, Julia Simon aborde ce nouveau chapitre avec une approche affinée. « Je m’autorise plus à lâcher prise et à m’écouter, a-t-elle expliqué. Peut-être qu’avant, j’aurais fait deux heures de ski-roues parce que c’était écrit. Là, si je me sens moins bien, j’accepte de faire une heure et demie. »

Cap désormais sur la dernière ligne droite avant l’ouverture de la Coupe du monde à Kontiolahti, le 26 novembre. « Pour le moment, la neige ne me manque pas, je prends beaucoup de plaisir sur les ski-roues. Maintenant, je vais bien récupérer et repartir au travail. » Prochain rendez-vous : le stage de l’équipe de France à Bessans, début novembre.

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