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Le sourire est toujours là, mais le joueur, lui, semble parti ailleurs. Depuis la rentrée, Igor Paixao traverse une saison à l’image de son transfert avorté vers Sunderland : suspendue, floue, sans direction. Boude-t-il ou est-il simplement hors sujet ? Peu importe la réponse, le constat est le même. La petite locomotive offensive de 2025-2026 a quitté la gare, et l’OM cherche encore où elle est passée.
L’affaire dépasse largement le cadre sportif. Arrivé pour 35 millions d’euros, Paixao est un actif que Frank McCourt aimerait revendre à peu près au même prix dans quelques mois. Or, le compteur est resté bloqué à zéro but cette saison. Brouillon, peu inspiré, sans la magie qui faisait lever le Vélodrome, il ressemble de plus en plus à un joueur lambda. À 26 ans, l’âge où l’on est censé valoriser son CV, l’image tache et la cote s’érode à chaque match.
Il faut lui reconnaître une circonstance atténuante : la dynamique collective de l’OM, en berne, ne l’aide pas à émerger. Mais l’argument a ses limites. Ce qui frappe, c’est moins la panne de statistiques que la panne d’envie. Ses dribbles n’emballent plus personne, ses frappes supersoniques de l’époque Feyenoord, celles de ses 16 buts par saison, ont disparu des radars, et ce sourire XXL finit par ressembler à une façade.
Le calendrier, lui, ne se laissera pas amadouer. Le mercato d’hiver ouvre dans un peu plus de deux mois, et c’est la fenêtre où tout peut se jouer. Si Paixao ne retrouve pas son meilleur niveau d’ici là, difficile d’imaginer Sunderland ressortir 30 millions d’euros sans broncher. Pour le joueur comme pour l’OM, le réveil n’est plus une option : c’est une urgence comptable autant que sportive.