flag
back Retour
ENTRETIEN. Rétro : "J’ai beaucoup appris au SU Agen", se remémore Julien Laharrague
12 sélections pour Julien Laharrague, ici au duel face au Gallois Shane Williams. DDM archive XAVIER DE FENOYL

l'essentiel En 1998, l'ancien arrière international a rejoint le SUA Agen après avoir été contacté par le président Lavigne, quittant Béziers pour un club en pleine transition vers le professionnalisme. Cette saison a été marquée par un apprentissage intense aux côtés de joueurs expérimentés comme Philippe Benetton et Abdel Benazzi, malgré un temps de jeu limité.

L’ancien arrière international revient sur sa saison lot-et-garonnaise (1998-1999), étape importante de son parcours.

En 1998, vous quittez Béziers pour Agen. Dans quelles circonstances faites-vous le choix du SUA ?

J’avais été contacté par le président Lavigne. Béziers sortait d’une saison normale et même si l’année précédente avait été difficile, Agen jouait à ce moment-là régulièrement les phases finales. C’était un peu une année de renouveau pour le SUA. Christian Lanta arrivait avec un nouveau projet et il y avait quelques joueurs que je connaissais déjà comme Luc Lafforgue, Cédric Heymans, Gérald Fabre, Didier Casadeï ou encore Jean-Charles Cistacq. J’étais alors un jeune joueur content d’apprendre son métier. J’ai le souvenir d’un début de saison correct. Malgré quelques qualités, j’avais encore besoin de travailler physiquement. J’ai beaucoup appris à Agen. Même si je ne jouais pas tout le temps, j’étais beaucoup dans le groupe et dans ces cas-là, il faut voir le bon côté.

Vous avez toujours été un joueur réputé pour son goût de l’attaque, ce qui était en adéquation avec la culture suaviste.

Oui. Agen avait un jeu porté sur l’offensive. Ça ne marchait pas tout le temps, mais les intentions étaient là et ça collait au jeu que j’aimais pratiquer. Le poids des anciens pesait sur le club et chacun essayait de faire au mieux pour leur ressembler rugbystiquement.

Après, copier n’est pas toujours la bonne solution…

Vous l’avez évoqué, c’était une année de renouveau pour le Sporting.
Le rugby était alors à une période charnière : il venait de passer professionnel et les mentalités n’étaient pas toutes prêtes à ces nouvelles charges de travail. Certains, des anciens notamment, étaient pluriactifs, d’autres étaient déjà pros… Pour moi, ça a été un souci : tout le monde n’était pas forcément au diapason et n’avait pas les mêmes ambitions.

"Il y avait à Agen une culture du travail"

Cette saison du côté d’Armandie a donc été une année d’apprentissage.

J’arrivais sur un projet de jeu nouveau. Les anciens m’ont appris des choses qui m’ont servi par la suite. Je me suis aussi servi de mes erreurs. Il y avait à Agen une culture du travail relativement présente, avec notamment Philippe Benetton, qui était une référence et qui montrait toujours l’exemple par son implication. Pour ça, Philippe était très important. Il y avait encore Abdel Benazzi, un grand joueur. Il y avait Guillaume Bouic, Stéphane Prosper, José Matéo… J’évoluais avec de super joueurs et, pour un jeune, c’est très important : on les observait aux entraînements, sur le terrain.

Dans votre riche parcours, cette unique année en Bleu et Blanc reste donc un bon souvenir ?

Vous savez, je suis d’un naturel jovial, donc j’ai passé beaucoup de bons moments dans tous les clubs où j’ai joué. J’ai toujours été un peu turbulent, mais j’étais à l’écoute. Cela a fait partie de ma formation. La petite déception à Agen, ça a été le temps de jeu. Bien sûr, j’aurais espéré plus, mais je me tenais aux décisions et les discussions avec Christian Lanta ont toujours été claires. Par la suite, j’ai eu la possibilité d’aller à Dax. Je sentais que je n’étais pas forcément dans les petits papiers à Agen. Je sentais plus de confiance dans le staff de Dax et il y avait un besoin au poste.

Pour terminer, gardez-vous en mémoire une anecdote agenaise ?

Je me souviens d’un match contre Brive où je devais être titulaire. À ce moment-là, les matchs étaient encore le dimanche à 15 heures et je suis arrivé en retard au rassemblement, car j’ai mis du gasoil dans l’essence… Donc, je n’ai pas joué. J’avais les boules, bien sûr, mais dans ces cas-là, tu ne t’en prends qu’à toi-même. Aujourd’hui, j’en rigole, mais sur le moment, ça ne m’a pas fait rire… et Christian Lanta non plus !

Cet article est réservé aux abonnés

Accédez immédiatement à cet article

1 semaine offerte

Découvrez nos offres spéciales avec Google

Le paiement de votre abonnement La Dépêche du Midi a été refusé par votre banque.

Pour accéder de nouveau à cet article et à l'ensemble de vos contenus abonnés, il vous suffit de régler votre impayé.

Réactivation immédiate après paiement

Vous aimerez peut-être

DÉCRYPTAGE. Pro D2 : interdiction d'entrer ! Ou comment le SU Agen, pire défense du premier bloc,...

LA DÉPÈCHE il y a 2 jours

Football amateur - Régional 2 : "Les trois points sont le seul point positif de cette rencontre"....

LA DÉPÈCHE il y a 1 jour

Contre Nissa, un match un peu spécial

LA DÉPÈCHE il y a 1 jour

Pro D2 : "Ce sera une bataille psychologique et stratégique"... Comment le SU Agen compte procéde...

LA DÉPÈCHE il y a 8 heures

Cordes-sur-Ciel. "Former et fidéliser nos jeunes est la priorité"

LA DÉPÈCHE il y a 10 heures

Un petit tour et puis s’en va pour l’AL Agen

LA DÉPÈCHE il y a 10 heures

Benoît Paillaugue sans faux-semblant à Montpellier : "Il ne fallait pas que je coupe ce lien comm...

Actu il y a 8 heures

L’ABC continue de grimper au classement

LA DÉPÈCHE il y a 1 jour