Retour
C’est pourtant loin des statistiques qu’il aime raconter sa carrière. Le nombre d’essais inscrits ? Il ne saurait pas le dire. Ce qu’il retient, « ce sont les équipes, les voyages et les moments partagés ». Parmi eux, le titre de Championship décroché avec Toulouse la saison dernière, après plusieurs finales manquées. « On avait à cœur de gagner et on n’était pas du tout favoris », se souvient-il.
S’il est né à Agen, Paul Marcon se définit avant tout par ses racines tonneinquaises. Il y a grandi jusqu’à l’adolescence, fréquenté les écoles de la ville, ses équipements sportifs et ses associations. À 14 ans, il rejoint Tonneins XIII. Quatre ans plus tard, après un passage par le pôle espoirs de Carcassonne puis le Creps de Toulouse, il intègre le centre de formation du Toulouse Olympique.
La suite se joue à haut niveau. Paul évolue principalement à l’aile puis au centre, dispute le championnat anglais avec Toulouse et porte le maillot de l’équipe de France, après avoir connu les sélections de jeunes. Sa première cape chez les seniors reste un souvenir à part. « Représenter son pays, c’est une énorme fierté. C’est une opportunité incroyable et quelque chose qui me tenait à cœur. »
Avec les Bleus, il retient également la victoire en Coupe d’Europe et le championnat du monde de rugby à neuf disputé en Australie. Les déplacements en Angleterre, les voyages au Canada pour affronter Toronto et les rendez-vous internationaux ont élargi l’horizon du gamin de Tonneins, sans effacer ses attaches. « La famille, c’est un pilier de vie qui est important pour moi », confie-t-il.
Le 24 septembre, Paul Marcon a annoncé la fin de sa carrière de joueur professionnel. Une décision mûrie après une saison compliquée, marquée par une pubalgie et un retour au jeu difficile. Vice-capitaine, toujours impliqué dans le groupe, il a longuement échangé avec son entraîneur avant d’accepter un nouveau rôle.
Il rejoint désormais le staff de l’équipe professionnelle du Toulouse Olympique, avec une mission auprès des trois-quarts, du centre de formation et des jeunes joueurs. Vidéo, travail technique, accompagnement et culture du club feront partie de son quotidien. Il continuera également à jouer avec la réserve.