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Samedi 24 octobre, en amont des qualifications du Grand Prix des États-Unis, Adrian Newey, directeur technique exécutif d’Aston Martin Aramco F1 Team, s’est exprimé sur les faiblesses actuelles de l’écurie. L’ingénieur britannique a concédé que le V6 turbocompressé développé par Honda accuse un temps de retard face à la concurrence, selon Nextgen-Auto.com.
Surtout, il place le problème là où l’on attendait peut-être moins : les difficultés chronométriques constatées sur le Circuit des Amériques viendraient davantage du groupe motopropulseur que de l’aérodynamique. Un aveu qui pèse à quelques heures de la séance décisive. Newey a rappelé qu’un déficit de puissance exige plusieurs mois de travail au banc d’essai de Sakura avant de se traduire en piste.
Le début de week-end a été difficile. Vendredi, les monoplaces vertes ont éprouvé de vives difficultés lors des Essais Libres 1 et 2, en fond de grille, selon StandF1.com. Le bilan de la course précédente, sur le circuit urbain de Singapour, est déjà maigre : Aston Martin n’y a inscrit aucun point.
Le partenariat officiel exclusif entre l’écurie et le constructeur japonais Honda a débuté en vue de cette ère technique. Adrian Newey, lui, a rejoint Aston Martin pour piloter l’architecture technique globale du projet financé par Lawrence Stroll, selon Motorsport.com.
Face au manque de vitesse de pointe dans la longue ligne droite d’Austin, l’écurie tente d’adapter ses réglages d’ailerons, d’après StandF1.com. Fernando Alonso et Lance Stroll sont contraints à des compromis d’appui aérodynamique qui risquent d’endommager la gestion des pneumatiques en course, précise Nextgen-Auto.com.
Lance Stroll a reconnu, après son roulage, qu’il serait difficile pour Aston Martin de s’extirper de la Q1 ce samedi soir.
Le programme de la journée est serré. Les Essais Libres 3 du Grand Prix des États-Unis sont prévus à 19h30, heure de Paris, avant les qualifications, qui débuteront à 23h00 heure de Paris, toujours selon Nextgen-Auto.com.
« Honda est un peu en retard » : la phrase d’Adrian Newey résume l’ampleur de la tâche d’Aston Martin sur le Circuit des Amériques. Reste à savoir si les réglages retenus permettront à l’écurie de limiter les dégâts avant le Grand Prix.