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Christian Horner se sent trahi et privé d'un moment historique après son départ de Red Bull
Christian Horner se sent trahi

Christian Horner a exprimé son amertume concernant les circonstances de son départ de Red Bull en 2025 : il regrette de ne pas avoir pu assister, en tant que dirigeant et initiateur du projet, à la première victoire du moteur développé par Red Bull Powertrains.

Écarté de ses fonctions après le Grand Prix de Grande-Bretagne 2025, Horner a quitté une organisation qu'il avait contribué à transformer en l'une des structures les plus importantes et les plus titrées de la Formule 1 moderne.

Après des relations parfois compliquées avec les partenaires motoristes de Milton Keynes, le manager anglais avait convaincu le grand patron Dietrich Mateschitz d'investir massivement dans un département dédié en interne.

Progression constante

L'ancien team principal rappelle notamment l'ampleur du développement de Red Bull sous sa responsabilité : « Lorsque je suis arrivé chez Red Bull, il y avait moins de 400 employés. Quand je suis parti, ils étaient 2 200. J'ai consacré mon cœur et mon âme à cette entreprise et j'ai convaincu des personnes de quitter d'autres équipes pour rejoindre Red Bull. Nous n'avons jamais connu un renouvellement important du personnel, car il existait une fidélité extraordinaire au sein de l'équipe pendant de nombreuses années. »

Si Horner conserve la fierté des succès remportés avec Sebastian Vettel et Max Verstappen, il reconnaît avoir particulièrement mal vécu son départ à quelques mois d'une étape majeure dans l'histoire du constructeur.

En 2021, Red Bull avait lancé son propre département de motorisation, Red Bull Powertrains, avec l'ambition de devenir un constructeur de groupes propulseurs à part entière à partir de la réglementation 2026.

Le défi d'un moteur maison

Un projet industriel considérable, que Horner avait largement soutenu et accompagné durant sa mise en place : « L'entreprise chargée de développer notre moteur avait été fondée en 2021 et nous étions sur le point de le faire rouler en piste lorsque je suis parti. J'ai ressenti une immense tristesse de ne pas pouvoir voir ce moteur installé dans une voiture. Personne ne pourra m'enlever les 124 victoires et les 14 titres mondiaux, mais je me suis senti particulièrement blessé et privé de la possibilité de voir ce moteur Red Bull Powertrains gagner. »

Le Britannique fait référence à la première victoire du groupe propulseur Red Bull lors du Grand Prix de Bahreïn 2026, disputé à Sepang, en Malaisie, où Max Verstappen s'était imposé.

Malgré sa déception de ne plus faire partie de l'organisation, Horner assure avoir ressenti une immense fierté en voyant le projet aboutir : « J'étais très fier de voir ce que cela représentait pour tout le monde et de constater qu'un représentant de Red Bull Powertrains avait été envoyé sur le podium. J'ai reçu des messages de nombreuses personnes au sein de l'équipe et j'ai envoyé un message à Max après la course. Il s'est montré très généreux dans sa réponse. C'était un moment historique de voir ce moteur remporter sa première victoire. »

Sortir des sentiers battus

Pour Horner, ce succès confirme la pertinence de la stratégie adoptée par Red Bull lorsqu'elle a décidé de développer sa propre unité de puissance : « Cela m'a rappelé que si vous réunissez les bonnes personnes, avec la bonne culture et les outils nécessaires, tout devient possible. »

L'ancien patron de l'écurie insiste également sur l'identité particulière qui a longtemps caractérisé Red Bull en Formule 1 : « Red Bull a toujours été l'équipe anticonformiste, celle qui repoussait les limites. Seule Red Bull pouvait être assez folle pour créer une entreprise de moteurs de Formule 1 en tant que filiale d'un fabricant de boissons énergisantes. Sa philosophie consistait à ne pas suivre les conventions et à bouleverser les habitudes. C'est un peu différent aujourd'hui. »

Cette dernière remarque laisse transparaître une certaine nostalgie concernant l'évolution de l'organisation depuis son départ. Horner ne cache pas son attachement à une équipe qu'il a dirigée pendant vingt ans, ni sa frustration d'avoir été écarté avant de pouvoir récolter les fruits de l'un des projets les plus ambitieux de son mandat.

La première victoire de Red Bull Powertrains représente ainsi pour lui un sentiment partagé entre fierté et regret : celui de voir réussir un projet qu'il a contribué à bâtir, mais dont il n'a pas pu célébrer l'aboutissement depuis le muret des stands.

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