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En débarquant à Pau cet été, le piston gauche a découvert un nouveau club mais aussi d’anciennes connaissances. Ce qui a forcément facilité son intégration avant de retrouver son ancien club, Guingamp, ce vendredi (20 heures)
L’ancien Guingampais Akim Abdallah retourne au Roudourou ce vendredi soir avec le Pau FC pour le compte de la 9e journée de Ligue 2. Mais, si le club Béarnais est nouveau pour lui, le piston gauche de 29 ans y a retrouvé pas mal de monde qu’il a déjà côtoyé dans une carrière de Ligue 2 déjà riche de 194 rencontres.
À commencer par Luis De Sousa, le Directeur Sportif du Pau FC, qui, après l’avoir vu éclore à Troyes, est à l’origine de son arrivée en Béarn douze ans plus tard : « Il m’a fait signer mon premier contrat pro à l’Estac, mon club formateur, à l’âge de 17 ans. Il me connaît bien et il est évident que le fait que ce soit lui qui fasse appel à moi, douze ans après, ne m’a pas fait hésiter longtemps. »
L’arrivée de l’international comorien n’a pourtant été officialisée qu’en fin de mercato, le 21 août dernier, deux jours après le départ de Joseph Kalulu à l’Angers SCO : « Luis m’a dit qu’il me voulait dans son équipe mais pas en tant que doublure. Il a directement pensé à moi pour remplacer Joseph Kalulu qui était sollicité. » Le timing était le bon pour les deux parties : « De mon côté, je cherchais à partir de Guingamp parce que, même si cela se passait bien sportivement, je ne me sentais plus moi-même. C’était aussi compliqué à cause de problèmes personnels et j’avais envie et besoin de changer d’air. »
En Béarn, il découvre un nouveau club mais retrouve aussi bon nombre de joueurs avec qui il a déjà partagé les vestiaires : « A Grenoble, j’ai connu Brice (Maubleu), « Esté » (Salles), Mathys (Tourraine) et Jessy (Benet) notamment. Gaëtan Paquiez est arrivé quand je partais mais je l’ai aussi croisé. Après Grenoble, j’ai été transféré à Rodez où j’ai découvert Lorenzo Rajot qui jouait avec moi sur le côté gauche. »
Tout ceci a facilité une intégration qui devait être express et qui l’a été puisqu’il a été titularisé à Rodez tout juste une semaine après son arrivée. Appelé en sélection durant la trêve internationale, Akim Abdallah a manqué le stage au Portugal programmé aussi pour que le groupe palois, chamboulé cet été, se connaisse encore un peu plus : « Honnêtement, c’est sûr que j’aurais aimé vivre cette expérience avec le groupe mais, en arrivant ici, j’avais vite trouvé mes marques », relativise-t-il.
En revanche, au retour de sélection, le piston gauche a rapidement relevé les progrès effectués collectivement par ses nouveaux coéquipiers pendant les trois semaines de travail : « J’ai vu le changement. On travaille souvent les mêmes choses, les mêmes cheminements, mais on voit que c’est désormais beaucoup plus fluide. Avec tous les chamboulements de l’été, on savait que tout ne se ferait pas en un claquement de doigts et je sens qu’on progresse vraiment. »
Après son passage dans un club comme Guingamp, qui a déjà connu la Ligue 1, Akim Abdallah a aussi retrouvé à Pau un contexte qu’il avait connu lors de son passage en Aveyron et qu’il apprécie particulièrement : « C’est sûr qu’en termes d’infrastructures, Guingamp, c’est le top niveau. Mais, au-delà de ça, à Rodez, il y a un esprit famille décuplé que je retrouve ici à Pau. Je ne dis pas qu’il n’y en avait pas à Guingamp mais, sans pouvoir réellement l’expliquer, c’est différent. Il y a un petit truc en plus. Peut-être parce que le groupe de joueurs ressent qu’il faut plus cet esprit famille quand on joue, entre guillemets, dans ce qu’on appelle un petit club avec des moyens plus limités. »
Sur un plan plus personnel, Akim Abdallah est satisfait de son début d’aventure béarnaise mais a aussi la lucidité d’avouer qu’il a connu un coup de moins bien vendredi dernier face à Laval : « Honnêtement, je suis rentré assez fatigué de sélection entre les voyages et le temps de jeu (deux matchs complets contre le Cameroun et la Namibie et 70 minutes face au Sénégal, NDLR). Je ne pensais pas commencer le match vendredi dernier et le choix du coach de me faire sortir assez tôt est totalement légitime parce que je n’ai pas forcément fait un bon match. Dans mon jeu, dans ce système, j’ai besoin d’avoir du gaz, j’ai beaucoup travaillé avec le staff et fait en sorte de récupérer au mieux. »