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Zoumana Camara a l’art de gouverner. Et d’anticiper par la communication ses décisions futures. L’entraîneur de Montpellier prépare le terrain à la concurrence. Les prémices sont perceptibles, ils promettent de belles incertitudes pour un effectif, aux postes doublés à travers un vaste mercato estival.
"Il y a plus de concurrence. Ce n’est pas pour moi que cela change, c’est pour les joueurs. Quand ils se tournent, ils ne voient plus le néant ou des jeunes joueurs de 17 ans pour se dire « j’ai de la marge ». Là, ils savent qu’à côté d’eux il y a des joueurs qui peuvent prétendre jouer. C’est positif, parce que ça tire tout le monde vers le haut et ça permet d’avoir le meilleur des joueurs", alerte Camara, qui aiguillonne ses troupes classées à une belle 3e place. Et promet un autre management.
Pour jouer lundi 19 octobre (20 h 45) à Rodez, lors de la 9e journée de Ligue 2, Zoumana Camara sera confronté à un tri sélectif pour constituer son milieu de terrain et sa défense centrale. L’un se mêle à l’autre au regard de la polyvalence de Yaël Mouanga et surtout Daylam Meddah.
Mouanga est remis de sa blessure à une cuisse contractée face à Pau le 11 septembre. Son entrée convaincante à vingt minutes de la fin face à Grenoble (2-0) l’autorise à postuler à une place de titulaire en vue de la sérieuse bataille à Paul-Lignon.
Si Zoumana Camara préserve une ligne de conduite, jusque-là, sur le front de la défense et de l’attaque, le milieu de terrain ressemble à une variable d’ajustement. Dans le choix des hommes, mais aussi de la stratégie. Ou l’inverse.
Six joueurs différents ont débuté dans l’entrejeu. Meddah, Théo Chennahi, Noah Vidal-Cartoux, Florian Tardieu, Hichem Abderrebi ou Grégory Ayem. Les quatre premiers cités convoitent trois places. Et guettent la tendance de Camara. Tout comme à Saint-Etienne ou à Reims, voudra-t-il caler la sentinelle ruthénoise avec un récupérateur agressif dans le pressing ou va-t-il privilégier le rôle créatif de Vidal-Cartoux, intéressant pendant 70 minutes devant Grenoble ?
Pour l’heure, la lésion au mollet en cours de guérison du nouveau latéral gauche Yanis Zouaoui et la blessure aux adducteurs de l’ailier Jérémy Hatchi, forfaits face à Grenoble, laissent la concurrence sur le côté gauche en suspens. Le temps d’ajuster leur niveau physique.
L’ancien Havrais a repris la course en ce début de semaine. Il « devrait intégrer l’entraînement collectif au gré des sensations », selon Camara, et pourrait être du voyage en Aveyron. Hatchi, touché aux adducteurs face à Marseille le 3 octobre, ne sera pas de retour avant quinze jours à trois semaines. Titulaires incontournables, le latéral Théo Sainte-Luce et l’ailier Nordan Mukiele peuvent soigner leur temps d’avance.
Yassine Benhattab, absent mardi à l’entraînement, et Daryll Benlahlou, jamais encore lancés au coup d’envoi, attendent leur heure à coups d’entrées spectaculaires. Ils étoffent le banc, le musclent et manifestent l’envie de renverser l’ordre établi. "Les joueurs qui sont rentrés ont aussi fait la différence et ont permis d’amener une nouvelle impulsion à l’équipe. C’est onze qui débutent et ce sont des joueurs qui rentrent. Et vice-versa le match d’après", a tenu à préciser Camara après le succès devant Grenoble. Pour mieux prévenir un autre mode de gouverner.