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D’Henri Saivet, les supporters du Stade Malherbe Caen n’ont pas encore vu grand-chose. Le numéro 28, arrivé le 3 septembre 2026, n’a disputé que des bouts de matchs jusqu’à présent. Il est entré vingt minutes à Concarneau, puis quatorze minutes devant Rouen, pour sa seule victoire caennaise et, enfin, onze minutes à Fleury. Trop peu pour rappeler l’étendue de ses qualités, à l’approche de son 36ᵉ anniversaire. « Tous les joueurs ont envie de démarrer et de montrer ce qu’ils valent, rappelle-t-il. Moi aussi. Mais je me dis que je ne suis peut-être pas à 100 % et que c’est mieux que ce soient d’autres joueurs qui donnent le meilleur d’eux-mêmes. Si le groupe a besoin de moi dix minutes, je serai là dix minutes. Il n’y a aucun souci. Mais à un moment donné, les choses vont se faire naturellement et je vais jouer. Il faudra que je le mérite. Il ne s’agit pas seulement d’avoir un nom et d’estimer qu’on doit jouer parce qu’on a un nom. »
Henri Saivet a un nom et un CV qui affiche 161 matchs en Ligue 1 et une trentaine en coupe d’Europe. « C’était le crack de sa génération », soulignait Gaël Clichy après sa signature. « C’était il y a bien longtemps, sourit l’intéressé. Je pense ne plus être le même joueur. Mais ça fait toujours plaisir. Maintenant, il faut pouvoir le démontrer sur le terrain. » L’ancien Bordelais aspire à monter en puissance, sans témoigner d’impatience exacerbée.
Dès le départ, avec le staff médical et le staff technique, on était d’accord pour se donner du temps. Je revenais d’une blessure aux ischios et le but du jeu était de pouvoir bien récupérer avant d’attaquer.
Henri Saivet a dû monter dans le train en marche du Stade Malherbe. « C’est toujours délicat quand on arrive en dernier. Ce temps-là m’a permis de pouvoir observer et connaître un peu mieux mes coéquipiers. C’est très important de pouvoir enregistrer tout ce que le coach met en place. La chance qu’on a, c’est qu’on parle tous le même langage sur le terrain. »
C’est d’ailleurs ce langage qui a attiré le joueur passé par Pau et Clermont en Ligue 2. « C’est un projet très intéressant. On ne parle que de foot, c’est tout ce que j’aime. Les discussions sont allées très vite. On n’a quasiment pas négocié. J’étais très intéressé par ce que le coach voulait mettre en place. Je voulais faire partie de cette nouvelle aventure avec le coach et tout faire pour ramener le club où il mérite, c’est-à-dire un peu plus haut. » Henri Saivet avait eu quelques touches durant l’été. Aucune ne l’avait séduit.
Quand il y a eu les discussions avec le Stade Malherbe, c’est tout ce que j’avais imaginé à cette période-là de ma carrière. J’ai toujours été un homme de projet, un homme de défi. Descendre en Ligue 3 n’était pas un pas en arrière. On voit clairement que ce n’est pas un club de Ligue 3.
Pointe basse ou numéro dix, Henri Saivet n’a aucune exigence particulière. « Peu importe où le coach me met, je pense que je serai à l’aise. Le plus important, c’est ce que je peux apporter à l’équipe. » Jusqu’à présent, c’était dans un second rôle. Se sent-il prêt à démarrer un match ? « Je pense. Je me prépare toujours comme si j’allais démarrer. Quand on joue moins, on a toujours moins de rythme. Mais le rythme, il faut aller le chercher. » Henri Saivet espère pouvoir apporter son expérience, notamment dans la gestion des transitions, samedi 15 octobre 2026 contre La Roche-sur-Yon.